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Vers un web 3.0 ?

18 novembre 2006,

A peine le web 2.0 et ses concepts disruptifs commence-t-il à révéler son réel potentiel que l’on commence déjà à parler de la prochaine itération : le web 3.0.

Ce mystérieux web 3.0 est-il une réalité aujourd’hui ? Non, pas du tout. Est-il opportun d’en parler dès maintenant ? Oui, car les fondements d’une ère nouvelle pour les services en ligne sont en train d’être façonnés.

Pour mieux comprendre et appréhender les enjeux de cet (hypothétique) web 3.0, il me semble important de revenir sur les anciens modèles, de les comparer avec les modèles actuels et de se projeter dans un avenir proche.

Web 1.0 : une expérience intégrée

La première version moderne du web, celle que nous avons connu à la fin des années 90 (je fais abstraction des débuts laborieux de l’internet), correspond schématiquement à une expérience intégrée de bout en bout par de gros acteurs.

Vue schématique du web 1.0

Si nous prenons comme exemple le choix et l’achat d’un produit culturel (livre ou CD), une des expériences les plus complexe en ligne, nous constatons que des acteurs comme Amazon étaient présents sur l’ensemble de la chaîne de valeur :

  • La découverte dans les têtes de rubriques et sous-rubriques ;
  • La validation avec les notes et avis des autres utilisateurs ;
  • L’achat avec la liste de souhaits ou le panier ;
  • Le paiement qui est intégré au site.

Web 2.0 : une expérience collaborative et déstructurée

Si l’on se place maintenant dans la peau d’un internaute averti (les fameux power user), il dispose d’une palette bien plus large de sources d‘informations et de services marchands. Ces derniers sont autant de nouveaux maillons de la chaîne de valeur qui viennent se substituer aux précédents.

Vue schématique du web 2.0

L’expérience de l’utilisateur tout au long de son achat sera complètement déstructurée :

  • La découverte d’un produit peut se faire sur des blogs ou des réseaux sociaux affilié, sur des moteurs de recommandations comme Pandora ou au sein de communautés d’achat comme ShopWiki ;
  • La validation d’un choix peur se faire sur des portails de social shopping comme Crowdstorm ou sur des sites spécialisés comme LibraryThing (pou les livres) ou Yahoo! Tech (pour les gadgets technologiques) ;
  • L’achat peut se faire sur des boutiques en marques blanches comme celles que propose Amazon (aStore), eBay (eBay Stores) ou encore Zlio ;
  • Le paiement peut enfin être déporté sur des systèmes d’encaissement comme ceux de PayPal ou de Google Checkout.

Web 3.0 : une expérience immersive et étendue

En anticipant une montée en puissance de services innovants qui commencent à voir le jour, il est possible d’identifier encore de nouveaux maillons pour une chaîne de valeur qui ne se limitera plus au web.

Vue schématique du web 3.0

L’expérience d’achat de l’internaute sera d’une part plus immersive mais surtout plus étendue à d’autres domaines que le web :

  • La découverte de produits pourra se faire dans des univers virtuels (comme ceux d’Habbo Hotel ou de Second Life), dans des jeux en ligne (comme dans World of Warcraft ou le Xbox Live) ou à l’aide de widgets (comme ceux proposés par le Dashboard d’Apple ou Yahoo! Widget) ;
  • La validation des produits serait fondée sur des services indépendants qui s’appuieraient sur des systèmes de gestion universelle de la réputation des prescripteurs (comme ceux de BazaarVoice, iKarma ou Rapleaf) ;
  • L’achat pourrait se faire à l’aide d’un mashup marchand comme celui de Cooqy ou à l’aide d’applications marchandes connectées comme le Mozilla Amazon Browser) ;
  • Le paiement pourrait enfin se faire directement au sein du système d’exploitation (en exploitant le futur CardSpace de Vista), sur d’autres terminaux (comme les mobiles à l’aide de PayPal Mobile) ou à l’aide de moyens de paiement qui sont utilisés dans les univers virtuels (en Linden Dollars par exemple puisque des banques vont prochainement proposer des services bancaires dans Second Life).

Et le web sémantique ?

A la base de ces réflexions sur le web 3.0, il y a un article publié sur le NY Times : Entrepreneurs See a Web Guided by Common Sense. Cet article nous décrit le web 3.0 comme un web sémantisé. Vision intéressante mais faussé : il est important de rappeler que les principes (et technologies) du web sémantique n’ont pas attendu le web 3.0 pour se développer et se perfectionner. Voilà de nombreuses années que le RDF est exploité comme meta-langage et que de nombreuses autres initiatives permettent de structurer l’information : pour la syndication, les formulaires, le reporting financier, l’identité numérique ou encore les microformats.

Sémantiser le web est une entreprise titanesque et il faudra de nombreuses années (décennies ?) pour y arriver, d’autant plus qu’avec les progrès réalisés par les moteurs de recherche ou les bases de données, il est tout à fait possible d’apporter les mêmes bénéfices que ceux cités dans l’article.

Pour finir, rappelons que la couche sémantique de l’information présente surtout un gros potentiel pour les systèmes informatiques, comprenez par là que les utilisateurs (ceux qui sont à l’origine de la révolution du web 2.0) n’y trouvent pas forcément d’intérêt.

C’est pour quand le Web 3.0 ?

Pour l’instant il est encore beaucoup trop tôt pour pouvoir faire une prévision fiable, d’autant plus que ma comparaison ne prend en compte que la facette marchande du web (ce qui est loin de refléter sa richesse). Vous trouverez une version plus grande de ce schéma ici : Web 3.0.

Ce qui est certain par contre, c’est que nous allons progressivement déporter une partie des services que nous utilisons sur le web vers notre poste de travail (à l’aide de widgets ou de RDA) ou vers nos terminaux mobiles. De même, la gestion de notre identité numérique va prendre une place bien plus importante.

Notre mode de consommation de l’information ou des services en ligne va donc s’éloigner du web (et ses pages HTML) au profit de l’internet (et ses applications connectées). Il serait donc plus juste de parler d’internet 3.0 plutôt que de web 3.0.

Je vous donne donc rendez-vous dans un an ou deux pour vérifier si cette prédiction se réalise ou si nous évolueront vers des services encore plus sophistiqués.

57 réponses à “Vers un web 3.0 ?”

  1. JB Boisseau

    JB Boisseau a dit:

    Excellente vision même si je n’aime ce terme de web 3.0… le web 2.0 peut être défini parce qu’il s’agit du constat des choses qui ont changé en un cycle économique. Le web 3.0 tel que tu le définis ici n’est que prospectif, spéculatif (même si ton analyse est très juste)… et ne peut donc en aucun constituer une définition ! Merci, enfin, de faire la différence Internet et web, ça manque souvent beaucoup dans les différentes analyses du phénomène.

  2. OlivierSeres

    OlivierSeres a dit:

    Bravo et merci pour ce billet prospectif. Le 3.0 ne veut pas dire grand chose à mon avis, si ce n’est un numérotation incrémentale. D’accord avec toi; il faut également garder à l’esprit qu’encore que le web2 reste inaccessible pour une partie très importante de la population et que les services doivent encore gagner en simplicité d’usage, et être facilement accessibles : login/password universel, mode offline sont des plus. En ce sens, la proximité de l’accès mobile ou des objets caméléons qui s’insèrent dans la vie de tous les jours (comme le lapin Nabastak) constituent des accélérateurs d’usage et de CA pour les sites commerçants. J’espère que la conférence du même nom en décembre abordera quelques uns de ces thèmes.


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    maz

    maz a dit:

    Merci pour ces analyses et informations si riches… mais en lisant ton post je me rends compte que moi même ai beaucoup de retard sur le web 2.0. Comme OlivierSeres le dit, le web 2.0 n’est pas encore connu de tous bien que déjà très mature. Je pense que la sphère Internet ne gagnerait pas à fondre sur le ‘web 3.0′ aussi vite que tu sembles le croire. Il faut d’abord passer par une phase de simplification, d’agrégation pour que tout son potentiel soit exploité.

    {Maz}

  4. remiforall

    remiforall a dit:

    Déjà que le terme Web 2.0 n’est qu’une “image” et que tout n’a pas encore été vu je ne vois vraiment pas de quoi lancer ce “web 3.0″ qui ne veut rien dire !! Pour s’en convaincre il suffit de suivre ce qu’Amazon a annoncé et mis en place il y a quelques jours. ;-)

  5. Nico

    Nico a dit:

    Est ce que le Web 3.0 ne pourrait pas aussi être la rencontre entre le Web2.0 et un modéle economique viable ou encore l’acceptation de ce nouveau Web par de grandes marques (celles que nous appelions Bricks and mortars), voire l’utilisation à des fins CRM de l’hyperpersonnalisation que permet le Web2. C’est un autre point de vue. Merci à toi

  6. Lo faro ignazio

    Lo faro ignazio a dit:

    Merci Fred, en effet on peut parler d’un Web 3.0.

    Pour rajouter à votre réflexion le Web 3.0 sera aussi celui du web sémantique (des microts formats ??), et du web pervasif. Mais il y aura aussi la place pour une économie de l’attention. Il ne s’agira plus de participatif, mais de “Sharing Spirit” dans lequel l’attention (le seul bien rival dans un univers numérique) deviendra la valeur.

    bravo pour ce premier jet.

  7. Alexis Mons

    Alexis Mons a dit:

    Est-ce que le web 3.0 que du décrit n’est plus vraiment du web mais de la connectivité sous différentes modalités à des services, l’internet n’étant qu’une modalité d’accès ? Il est clair que la convergence est un horizon très clairement dessiné, mais je ne vois pas pourquoi on continuerai alors à raisoner en “web”, à moins que le sens de ce terme change, mais ce n’est pas le cas. Finalement, tu parles plutôt d’une 3ème génération de services et je te rejoins volontiers sur le fait que la seconde dont parle actuellement est maintenant figée. Au-delà des aspects que tu dessines, il y aussi l’importance de la portabilité des données et d’une vraie maîtrise de son information par l’utilisateur. On n’y est pas.

  8. Pierre Vandeginste

    Pierre Vandeginste a dit:

    Si j’ai bien compris le topo, le Web 3.0 ET le Web 2.0 ne seraient que des concepts pour marchands de soupe ! Ce qui est sûr, c’est que ces slogans sont lancés par des gens de marketing, pour des raisons marketing. Mais j’avais bêtement cru que, ne serait-ce que pour nous amadouer, on y mettait un peu plus que de la logique marchande. Ils m’ont bien eu.


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    pikasa...pikolo

    pikasa...pikolo a dit:

    Les bobos du Web, payer à ne rien faire, inventent des concepts bidons ! Quelle tristesse pour les utilisateurs lambdas ! Vous faites pitié les gars, Google vous a enfumé sévère et vous voulez vous venger mais vous n’êtes rien avec vos coupes de cheveux de bobos incompétents !! Vous faisiez pitié à votre apéro-bobo-ergo-macho de neuneu !! Je me suis bien marré … !! Vous serez des Has-Been avant que le Web évolue ! Allez couper les citrons chez Yahoo et Google!!


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    tim

    tim a dit:

    Tout ça me fait penser au film Minority Report ;) En parlant de mobile, l’interaction bluetooth est aussi quelque chose de formidable … Nous n’en sommes qu’au début … La seule chose qui m’inquiète un peu c’est la place qui sera accordée à la publicité dans tout ça, car les annonceurs vont y trouver leur affaire … Et également le respect de la vie privée. Enfin comme on dit “on verra bien”. A dans quelques années alors :)

  11. leafar

    leafar a dit:

    U.[lik|http://u-lik.com|fr] est donc deja web 3.0 Cool!

  12. fish

    fish a dit:

    le web 2.0 est actuel, le web 3.0 c’est prématuré. Je le pense en tout cas. Ce billet est riche d’information, une enquete bien menée.

  13. Fred C.

    Fred C. a dit:

    remiforall > Est-ce que tu peux être plus précis sur ces fameuses nouveautés d’Amazon

    Nico > Non, il n’est pas question ici de modèles économiques viables (il existe des tonnes qui sont relatifs au web 2.0), mais plutôt de concepts fonctionnels étendus.

    Pierre Vandeginste > Non pas du tout, visiblement tu as du lire le billet en vitesse. Le marketing est une discipline sérieuse. J’aimerais que l’on respecte un peu plus les personnes dont c’est le métier. Le marketing est bien trop souvent assimilé à de l’arnaque et à de la survalorisation mais il n’en est rien dans ces fondements et dans l’utilisation qui en est faite au quotidien. Pour conclure, saches que le marketing est au service des consommateurs.

    /Fred

  14. exoseven

    exoseven a dit:

    “le markéting au service des consommateurs”

    ça c’est de la phrase qui tue :d, le marketing est au service de celui qui paye pour faire vendre son produit ou ses idée (voir segolène et arko pour du marketing politique)

    sinon avant de nous vendre du web 3.0 il faudrait quand même penser à stabiliser le web 2.0 car au final on a beaucoup d’annonce de produit super utile … que pas grand monde utilise passé le jour de son inscription

    mais ton article est très bon comme souvent d’ailleur bien que tu es une certaine tendance à enjoliver et vouloir croire que le futur est déjà du passé voir dépassé, dans 6 mois tu risques de nous parler d’entreprise 3.0, voir d’ordinateur 3.0

  15. remiforall

    remiforall a dit:

    Amazon services le nouveau service d’Amazon qui ouvre à n’importe qui les infrastructures d’Amazon pour faire du commerce en ligne. Il existe d’autres liens en anglais.
    Collaboration Web 2.0 à tout les niveaux, plus seulement “idéologiquement” mais pratiquement parlant aussi !!
    La révolution du web 2.0 n’a pas encore supplanté notre bon vieux Web 1.0. Le Web 2.0 utilisateur, quand il aura tout submergé, n’est que le sommet de l’iceberg, quand les entreprises pourront commercer en toute sécurité et que ce sera entré dans les moeurs alors oui il sera interessant d’essayer d’entrevoir le web 3.0.

  16. Fred C.

    Fred C. a dit:

    exoseven > le marketing est au service de celui qui paye pour faire vendre son produit ou ses idée. Ca c’est ta vision et elle est très (trop) restrictive.

    /Fred

  17. Romain

    Romain a dit:

    Pour répondre à la question sous-jacente, à savoir “que sera le web 3.0″, je pense qu’il y a un axe peu considéré dans l’analyse de l’évolution du web : le paramètre temporel.

    Ainsi, on pourrait considérer le web 1.0 comme le web sanctuaire, celui de l’information permanente. Excepté les sites d’actualité, L’échelle moyenne de temps de ce premier web, est au minimum la semaine, le mois, voire l’année. (Combien de fois n’a-t-on pesté d’arriver sur un site car il n’était pas actualisé ?)

    Avec le web 2.0, on passe dans l’ère du web actualisé : les blogs et différents services sont adapté aux usages sociaux et collaboratifs car ils répondent au besoin que nous avons tous de coller à la réalité sociale du moment (ce que la TV nous apporte depuis longtemps, mais seulement dans le sens de la réception). Ici, l’échelle du temps est centrée sur le jour, voire la semaine. Au delà, l’attractivité d’une page web 2.0 diminue.

    En restant sur ce principe de la dimension temporelle du web, on peut penser que le web 3.0 sera…le web immédiat. Dans le web 3.0, la relation sociale se fait en temps réel. Sous cet angle, on peut effectivement considérer Seconde Life comme 3.0. L’Ajax est également un signe dans ce sens : dans le web 3.0, il n’y a pas de temporisation lors d’une validation par exemple. Technologiquement, le web 3.0 est celui qui génèrera des applications collaboratives en temps réel, comme le font déjà aujourd’hui les jeux multi-joueurs en ligne.


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    serge

    serge a dit:

    Je suis curieux de voir comment la pub (online) va s’adapter a tous ça. :)

  19. Pierre Vandeginste

    Pierre Vandeginste a dit:

    Fred C. dixit : “Pierre Vandeginste > Non pas du tout, visiblement tu as du lire le billet en vitesse. Le marketing est une discipline sérieuse. J’aimerais que l’on respecte un peu plus les personnes dont c’est le métier. Le marketing est bien trop souvent assimilé à de l’arnaque et à de la survalorisation mais il n’en est rien dans ces fondements et dans l’utilisation qui en est faite au quotidien. Pour conclure, saches que le marketing est au service des consommateurs.”

    À mon avis, le marketing est au service de celui qui paye le marketeur. Et si le fic sort bien toujours de la poche du consommateur, ce n’est pas lui qui signe le chèque que touche l’homme de marketing.

    Mais ce n’était pas mon propos, en fait. Je constatais plus simplement, en lisant ta présentation que, dans l’esprit de certains, ces “web 3.0″ et “web 2.0″ ne sont rien que des concepts inventés pour faire du commerce. C’est une conception assez logique, venant de gens qui sont payés par des marchands. Peux-tu concevoir que d’autres personnes considèrent que ce qui est intéressant, dans le web, c’est justement ce qui n’a rien à voir avec le commerce ?

    Petit rappel : le www a été inventé au CERN, à Genève, dans un laboratoire de recherche, par des gens qui n’avaient rien à voir avec le système marchand.

    P. S. : d’une manière générale, je respecte les gens, a priori tous les gens. Mais je me réserve le droit de critiquer les idées qui me déplaisent, que cela plaise ou non.

  20. Fred C.

    Fred C. a dit:

    Qu’il y ai des dérives mercantiles dans le web 2.0 (et dans l’hypothétique web 3.0) n’est un secret pour personne. Par contre quid des millions de définitions de wikipedia ? De ces millions de blogs ? De tous ces contenus partagés (photos, vidéos) ? De tous ces réseaux sociaux centrés sur des passions ? Où est la dérive mercantile dans tous ces exemples qui composent l’essentiel d’un web que les utilisateur se sont réappropriés ?

    /Fred

    PS : Si tu respectes les gens, alors respectes-les tous (marketeux inclus).

  21. Laurent

    Laurent a dit:

    Soyons vigilants…

    Hormis le cycle marketing que tu décris, le Web 3.0 pourrait bien être également celui de Big Brother: Google réalise déja (presque) un des plus vieux fantasme de la science-fiction.

    On pourrait bien se retrouver un jour avec une GoogleBox dans sa poche, qui pourra communiquer en bluetooth avec son écran plat et un clavier. Celle-ci nous permettra de regarder la télévision, de téléphoner en vidéo, de jouer en ligne, et de payer nos achats avec notre GoogleID.

    Pendant ce temps là, le moteur d’inférence géant GoogleBrain effectuera dans notre dos des déductions à partir de toutes les informations présentes grâce au fâmeux “web sémantique”, que pourront consulter le FBI et autres autorités fortunées…

    Hormis la fixation sur Google, et ce délire paranoïaque d’anticipation, si les pratiques de traçage commerciales existent déja (mailing list, cartes fidélités…), elle risquent maintenant de se multiplier de façon exponentielle. Que fais-t-on pour rassurer le consommateur ?

  22. remiforall

    remiforall a dit:

    La prochaine grande (r)évolution sera l’aboutissement de la “convergence numérique” (intégration complète et “stable”) de tout les outils nécessaire dans le format PDA/téléphone/smartphone et son déploiement à moindre coût au plus grand nombre.

  23. Pierre Vandeginste

    Pierre Vandeginste a dit:

    Fred : “Par contre quid des millions de définitions de wikipedia ? De ces millions de blogs ? De tous ces contenus partagés (photos, vidéos) ? De tous ces réseaux sociaux centrés sur des passions ? Où est la dérive mercantile dans tous ces exemples qui composent l’essentiel d’un web que les utilisateur se sont réappropriés ?”

    Ben justement, je ne vois rien de tout ça dans tes petits croquis là-haut. Et c’est cela qui me faisait réagir.

    Mais revenons au web 3.0 : je trouve hasardeux de parler de la release suivante quand on voit déjà dans quelle mélasse s’enlise le web 2.0. Il se caricature lui-même. On croule sous les annonces de “me-too”, de “moi pareil avec un tag cloud en plus”, de mashups de mashups. On nous gave de discours ronflants, siliconés au “social networking”, crowdsourcing et autres “Ajax lave plus blanc”… mais surtout pleins de vide. Ça sent la bulle à plein nez. Alors commencer à pomper pour gonfler la suivante, je rigole.

    C’est mon avis et je le partage.

    Respectueusement. Bonsoir.

  24. olivier

    olivier a dit:

    Une seule chose de certaine : Le web par definition evolue sans cesse, la technologie aidant, c’est pas demain la veille que sa s’arreteras. Maintenant quand a lui donner des noms exotique :web 1.0, web 2.0, web 3, web 3.98qtfc, ect ect bin oui je comprend que certains y voit du marketing a outrance.

    Maintenant AMHA il serait bon de sortir de notre ego-bulle et revenir sur terre : Que pense VRAIMENT l’internaute lambda (ma mere, ma soeur, mon beauf, mon voisin, ect) du web 2.o, du web 3 La reponse je l’ai eu depuis que je suis de retour en France : Ils s’en contre fiches :-) Ils ont deja eu bien assez de mal a comprendre et utilise le web “1″ alors notre bla bla web 2 ….. :-)

  25. Fred C.

    Fred C. a dit:

    Olivier > Oui, je suis d’accord avec toi : l’internaute lambda se moque éperdument de la version du web qu’il utilise. Il n’empêche que ce blog n’est absolument pas destiné à l’internaute lambda mais aux professionnels du milieu. donc on y cause boutique et on théorise.

    Pierre Vandeginste > Oui je sais qu’il n’y a pas d’exemples de services d’intelligence collective dans ce schéma. Le fait est que j’ai fondé mon argumentation sur l’exemple d’une transaction en ligne. De plus, le but de ce schéma est d’essayer de cerner un hypothétique web 3.0, pas de définir le web 2.0 (ça, c’est pour plus tard).

    Après cela, les dérapages du type : moi pareil avec un tag cloud en plus ou mashups de mashups sont inévitables. Loin de moi l’idée de vouloir faire le coup de l’oeuf ou la poule, mais est-ce tous ces services parasites et sites à la con ne sont-ils pas la preuve qu’il se passe quelque chose ?

    /Fred

  26. Olivier

    Olivier a dit:

    “Il n’empêche que ce blog n’est absolument pas destiné à l’internaute lambda mais aux professionnels du milieu. donc on y cause boutique et on théorise.” Fred >> Heu … oui est tu as bien raison, et loin de moi etait l’idée de t’agresser ou du moins de te faire sentir tel que. Nevermind, mon post + haut n’etait que l’avis d’un non-professionnels du milieu, donc accepte mes excuses, il est vrais que ce n’est jamais bien de se meler des conversations des grands . :-))

  27. Fred C.

    Fred C. a dit:

    RHAAAAAAA ! JE NE VAIS PASSER MES JOURNÉES A GÉRER LES SUSCEPTIBILITÉS DE CHACUN !!!!

    Olivier, il ne s’agit pas de conversations de grands, mais plutôt de conversations entre professionnels. Donc si tu as l’impression que l’on s’enlise parfois dans des querelles d’experts alors c’est normal, c’est le but.

    /Fred

  28. Olivier

    Olivier a dit:

    Ok Ok Fred, peace brother, je ne suis absolument pas susceptible ! :-)

  29. Thierry Bézier

    Thierry Bézier a dit:

    si je suis ton résonnement, je ne dirais pas que le Web3 va venir car nombre des produits que tu classes en web3 (et il y en a plus regarde Tivo aux Usa par exemple…) le web3 existe deja est bien plus “réelle” que le web2 vu que aujourd’hui ma mère, la tienne, mon petit frere et tous ceux qui ne maitrise pas le web peuvent en profiter…comme les widgets ou xbox life(qui existe depuis 3 ans…) mais faudra bien trouver un nom pour 2007 non? parce que web2.0 plus de 1an et demie ça ne fera plus “nouveau”…


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    Je

    Je a dit:

    Ici on théorise, on donne des noms aux concepts. Ce n’est pas forcément utile à tout le monde mais pour un bon millier de personnes ca va les aider à mieux vendre, mieux discourir, mieux réunionnés …

  31. El Loopso

    El Loopso a dit:

    Post très intéressant, merci !

    Par contre, je pense que les acteurs majeurs du web2.0 auront déjà tendance à vouloir intégrer plusieurs étapes du processus d’achat et que nous n’irons pas forcemment vers une multiplication des canaux d’informations pré-achats et des moyens de payements excentrés. Tout sera transparent s’ils veulent aller vers le mainstream.

  32. myfenek

    myfenek a dit:

    web3.0… perso je ne crois pas à ton analyse sur l’experience immersive et etenduE telle que tu l’as décrit. Second Life etc. c’est bon pour les hard core gamers et autres sociopathes du web. La multiplicité des mash up, widgets, applications etc. est contre productive. à contrario je pense qu’il y aura resserement de l’offre de services, le web ne pourra pas éponger toutes les initiatives, réutilisation excessives et détournées de technologie sans avenir, ou business model foireux, nombreux sont les web2.0 qui mourront, et c’est tant mieux. la grande evolution sur laquelle travaille les tekos dans l’ombre c’est notre imerssion totale dans le web via la mobilité : en gros se balader avec des terminaux portables constamment connectés et à l’usabilité performante. si hier le net est chez nous, aujourd’hui à nous, demain il sera tout autour de nous.

  33. myfenek

    myfenek a dit:

    pour préciser je trouve ton concept de web3.O plus proche d’un Web2.1, evolution naturelle du concept 2.0, que d’une véritable révolution pour un web3.0. le web3.0 c’est la fin du web tel que nous le connaissons avec sonn terminal “fixe” à connexion irrégulière. demain on s’affranchirade tout ca et la connexion sera permanente et accessible en tout point via des terminaux totalement portable. les services web evolueront pour tenir compte de cette mobilité et de cette connexion permanente.

  34. Fred C.

    Fred C. a dit:

    El Loopso > Oui effectivement, les acteurs les plus performant seront présent sur plusieurs maillons

    Myfenek > Si hier le net est chez nous, aujourd’hui à nous, demain il sera tout autour de nous, c’est très bien résumé. Par contre les terminaux mobiles ont encore beaucoup (énormément) de progrès à réaliser pour pouvoir s’imposer par rapport aux services web. Peut-être que des terminaux comme les Origami sont une solution : ils arrivent à marier portabilité, autonomie et périphériques d’affichage / de saisie. A moins qu’un Google Mobile Micro-PC

    /Fred

  35. myfenek

    myfenek a dit:

    pour Fred C > c’est clair que le terminal mobile du futur reste à inventer, le blackberry et autres, c’est encore bien naze. et les standards ne sont pas clair. Wap, imode, umts, wimax etc… mais ca semble bouger. bientot les téléphones portables que l’on connait pourront remplacer notre CB et payer en ligne, ils peuvent déjà capter une information numérique contenu sur un “tag” dans une pub, remplacer la carte orange/navigo etc… mais l’usabilité est faible, je trouve le surf sur téléphone portable parfaitement indigeste. sans parler de la qualité d’image qui reste à inventer. mais les services actuels sur le web sont à mon sens déclinables. un google mobile micro pc? c’est le google d’avril? je trouve l’idée horriblement séduisante. wait and see.

  36. Laurent Nicolas

    Laurent Nicolas a dit:

    Je suis d’accord avec l’analyse sur l’évolution du web de la version 1.0 (les promesses non tenues), à la version 2.0 (les prototypes qui marchent) à la version 3.0 (les promesses du 1.0 qui marchent à grande échelle).

    Je partage en revanche moins ton optimisme concernant le web sémantique. Pour l’avoir pas mal étudié et expérimenté professionnellement, je sais que le mythe de la compréhension par ordinateur risque de rester un mythe quelques temps encore. Le RDF permet de structurer de l’information, soit, mais il ne sera réellement efficace que lorsqu’on pourra en automatiser l’écriture.

    C’est ce que j’appelle le supplice de Tantale de l’intelligence Artificielle car plus on y travaille, plus le résultat visé s’éloigne…

    Alors, les techniques alternatives qui se mettent en place utilisent la puissance de communautés *humaines* pour compenser les faiblesses du traitement automatique :

    Laurent www.alenty.com

  37. jack

    jack a dit:

    Concernant le marketing, il s’agit d’une technique, on ne porte pas de jugement moral philosophique ou éthique sur une technique mais sur son utilisation. A mon sens le marketing est la casuistique ou la réthorique des temps modernes. Comme tout discours de ce type, il sert les intérêts de celui qui le tient ! Il ne s’agit pas de dénigrement mais de bon sens.

    Justement, à propos de bon sens… Web 2.0, 3.0, et puis non ! Internet 3.0… Qu’importe aprés tout puisqu’on invente le nom avant la chose. “commencez à pomper pour gonfler la suivante” dit Pierre Vandeginste, je partage son avis. Cette foi naïve dans une gratuité, financée par les plus grands philantropes de la planète, les multinationales américaines, cette certitude charmante que les palabres électroniques et narcissiques du web ont plus de valeur que les discussions du café du commerce, ont tendance à faire oublier que le net est financé, qu’il s’agit avant tout d’une galerie marchande planétaire, d’un immeuble de bureau mondial, lieu de chalandise et de rencontre aussi, forcément, mais que son évolution n’est pas liée aux plantes verte et machines à café qu’on y trouve. les enjeux réels de tout cela sont la façon dont la société, la loi, va permettre ou non le partage d’informations et d’idées. Le Web 3.0 c’est par exemple celui ou l’on interdit ou pas le téléchargement, celui ou l’on poursuit ou pas un individu qui critique publiquement un fournisseur, Voilà ce qui me parait significatif, ce qui va conditionner le reste. Les fournisseurs d’accés seront ils solidaires de leurs clients, devront ils les “fliquer” eux mêmes. Il est à mon sens futile de se focaliser sur des techniques ou des usages, Ce qui à vraiment de l’importance, Ce que les internautes feront d’internet c’est aussi ce que les pouvoirs en place leur permettront de faire, la façon dont seront réglés les conflits d’intérêt. En d’autre termes, levez un peu le nez du guidon, les vraies questions se situent plus haut, dans l’analyse d’impact de toutes ces questions réglementaires, conflits politiques, commerciaux… Ce qui est en train de changer vraiment c’est le cadre social et juridique. Messieurs les professionnels si vous pouviez évaluer les choix existants en la matière, la portée réelle à moyen et à long terme de certains d’entre eux. Il y a là un vrai travail de prospective. Pour moi le Web 1.0 c’était celui des occidentaux fortunés ou branchés disposant d’une connexion à la maison, le Web 2.0 celui de la démocratisation, de la prise en main par toute une population, de l’arrivée des pays émergents, du tiers monde. Si un “Web 3.0″ voit le jour il sera à mon sens celui de la généralisation, de la consolidation, mobile, simple, et, souhaitons le, accessible libre et sûr. Mais ça c’est une autre histoire ! Le Net peut aussi devenir un outil de pouvoir, d’oppression, de manipulation… Le Web n’est qu’un container, une tuyauterie, le reste est sociologie, politique, marketing. Pour parler de son évolution il faut en sortir et regarder autour car l’innovation technique est tributaire de sa pertinence. Rentabilité, popularité, antagonisme avec les systémes en place, à force de vivre dans le virtuel on en oublierait qu’il y a une réalité autour, mais c’est encore elle qui décide à moyen et long terme.

  38. Pierre Vandeginste

    Pierre Vandeginste a dit:

    Je propose une renumérotation de tous ces Web XYZ.

    Celui de 2000 n’était pas très au point, il nous a claqué dans les doigts. Si on l’appelait Web 0.1 ce serait plus raisonnable, non ?

    Aujourd’hui, deuxième round. Mais on ne sait pas du tout où on va. D’ailleurs les meilleurs sites se proclament en bêta. Tout ce que l’on voit est très immature. Des tentatives, fréquentées par des millions d’oisifs qiu viennent là comme on va tripoter les derniers portables chez Phone House. Et puis on se lasse et on repart jouer ailleurs. On est encore à fond dans le bac à sable.

    Parlons donc plutôt de Web 0.2 et ce sera plus honnête.

  39. mikiane

    mikiane a dit:

    Le Web3? avènement de la pub partout et en particulier sur les blogs. Pour ma part je me lance dans l’aventure. A savoir commencer à positionner des campagnes de pub sur le miens. Le grand Gagnant jusqu’à présent est Google (le ratio GoogleAD/Adsense est proche de 2/10).

  40. Pierre Vandeginste

    Pierre Vandeginste a dit:

    Enfin trouvé un point de vue sur le Web 2.0 qui intersecte pas mal avec ce que j’en pense. Sur Standblog (qui ne prend pas de commentaires, too bad) Tristan Nitot cite Joi Ito et le traduit. Après un coup de peigne, ça donne ça :

    « A titre personnel, je pense que des gens sont en train de construire une Bulle 2.0. Au lieu de construire une plate-forme pour l’avenir du Web, il est possible que le Web 2.0 soit la plate-forme pour le futur à court terme de gens rapaces. Pourtant, je pense qu’il est important de comprendre que les récents succès et innovations sur le Web sont liés à un ensemble de principes à moitié nouveaux. Pour beaucoup, il s’agit de retour à des principes de base. L’innovation sur le Web et sur Internet est pilotée par ce que David Weinberger a appelé “des petits bouts connectés lâchement”, un réseau créé par des petits groupes travaillant de concert autour de standards ouverts. »

    L’original est là : http://joi.ito.com/archives/2006/10/22/is_youtube_web_20.html

    Je trouve ça très rafraîchissant. Qu’en dites-vous, les uns et les autres ?

  41. alain f.

    alain f. a dit:

    Romain écrivait, le 19 novembre 2006 à 17:33, que : (…) à savoir “que sera le web 3.0″, je pense qu’il y a un axe peu considéré dans l’analyse de l’évolution du web : le paramètre temporel. Ainsi, on pourrait considérer le web 1.0 comme le web sanctuaire, celui de l’information permanente. (…) Avec le web 2.0, on passe dans l’ère du web actualisé (…) Dans le web 3.0, la relation sociale se fait en temps réel.

    Je trouve cette description fort intéressante. Si on s’y fie, il y a, et il y aura toujours, une co-existence de webs, car les pages webs statiques ne sont point désuetes, les pages actualisée et les flux RSS sont de plus en plus nombreux, et la communication en temps-réel est courante aussi (ICQ, IM, Jabber, etc). Rien nous indique que ‘le’ web cessera d’offrir toutes ces ‘choses’ à la fois. Alors le Web 1.0, le Web 2.0 et le Web 3.0 … sont déjà parmi nous, ils sont d’actualité!

    Fred Cavazza écrit: “Voilà de nombreuses années que le RDF est exploité comme meta-langage et que de nombreuses autres initiatives permettent de structurer l’information: pour la syndication, (…) , l’identité numérique ou encore les micro-formats.”. Or, nul ne peut prétendre que l’usage du RDF est courant, voire manifeste. Et je vous assure que j’affirme ceci à contrecoeur, puisque je suis profondément convaincu du bon sens de faire usage du RDF pour mieux structurer les données, qualifier l’information (meta-données), assurer l’inter-opérabilité des systèmes et des contenus qu’ils véhiculent, et, vu cette inter-opérabilité, de traiter nos données avec les outils de notre choix, de personnaliser les interfaces (selon les préférences explicites et tacites de chaque usager, selon la tâche qu’ils accomplissent, etc).

    Fred Cavazza a tort lorsqu’il affirme: “(…) la couche sémantique de l’information présente surtout un gros potentiel pour les systèmes informatiques, comprenez par là que les utilisateurs (ceux qui sont à l’origine de la révolution du web 2.0) n’y trouvent pas forcément d’intérêt”. Le but du Web Sémantique est de QUALIFIER les données (avec des meta-données), nous permettant ainsi d’en spécifier le but, l’auditoire, la licence, les droits d’usage, la provenance, etc. Il est entendu qu’avec des telles informations, les moteurs de recherche pourront davantage CIBLER l’information qui intéresse l’usager. Une fois repérée, l’information pourra être traitée et affichée selon les préférences de chaque usager et ajoutée cohéremment aux autres informations, repérées en d’autres contexte. C’est le rêve de tout usager d’avoir un système d’info qui s’adapte à ses besoins! N’est-ce pas? :)

    Fred n’a pas tort lorsqu’il affirme que “Sémantiser le web est une entreprise titanesque, et il faudra de nombreuses années (décennies?) pour y arriver…”, mais il n’est pas vrai qu’il faut TOUT sémantiser AVANT que cette approche porte fruit de nombreuses manières. Même les balbutiements actuels sont intéressants ; j’ai hâte de voir ce que ca va donner lorsque cette facon-de-faire devient plus courante, lorsque les outils intégreront ces fonctionnalités sémantiques, en toute transparence!

    Je suis parfaitement d’accord avec l’affirmation de Fred que “la gestion de notre identité numérique va prendre une place bien plus importante”. D’abord parce que notre vie privé en dépends. Il faut effectivement être vigilant à cet égard. Or, ce problème peut être facilement neutralisé en faisant usage de logiciels comme “Freedom” de “Zero Knowledge”. Il y a un moment, j’ai vérifié ce qui en était de ce logiciel, et à ma grande-surprise et grande-joie, je découvre que “Freedom” est maintenant intégré dans l’offre des fournisseurs d’accés broadband. Autrement dit: les fournisseurs d’accés offriront de plus en plus des précautions sécuritaires, dont une ou plusieurs identités virtuelles ( qui ne seront pas tracables ). Ca ne “règle” pas la question de la vie privée à l’ère de l’Internet mais rassurez-vous qu’on fait du chemin dans l’bon sens.

    J’appuie sa prophétie que “Notre mode de consommation de l’information ou des services en ligne va donc s’éloigner du web ( et ses pages HTML ) au profit de l’internet ( et ses applications connectées ).”, mais je vous avoue que c’est parce que je suis un practicien des technologies web 2.0, voire un ardent promoteur de cette approche, mais par conviction, PAS par avarice. Mes systèmes web 2.0 sont prets mais je meurs de soif dans un monde aride, en terme de sémantisation. Faites qu’il pleuve! ;-)

  42. Fred C.

    Fred C. a dit:

    Merci pour ce long commentaire.

    Une petite précision : le web 2.0 ne remplace pas le web 1.0, et de même l’hypothétique web 3.0 ne remplacera pas le web 2.0.

    Tous ces modèles cohabitent ensembles. Je me suis juste livrer à un exercice de style pour essayer d’illustrer l’évolution des modèles et de nos usages.

    Concernant le web sémantique, je suis convaincu de son bienfondé, par contre, je considère ce chantier comme une tâche de fond qui va progressivement prendre de l’ampleur sans réellement révolutionner les services en ligne. Jusqu’à preuve du contraire, les moteurs de recherche comme Google s’en sortent très bien sans couche sémantique !

    /Fred

  43. Pierre Vandeginste

    Pierre Vandeginste a dit:

    Le web sémantique, j’y croyais, dans le temps. Et puis j’ai écrit là-dessus un papier pour La Recherche, en 2002. Du coup j’ai creusé. J’ai découvert un monstre. Un truc qui m’a rappelé les pires démesures de l’IA de la grande époque. Celle qui voulait faire de la traduction automatique dans les années 50. De la reconnaissance vocale dans les sixties.

    Là, le problème n’est plus tellement qu’on se gourre sur l’intelligence de la machine, mais surtout sur la nôtre. En particulier, il faudrait pour que ça marche définir ces fameuses ontologies. En gros des trucs qui vont formaliser le monde réel de A à Z. Quand on voit les dingueries auxquelles donnent déjà lieu les tentatives de normalisation de trucs au ras des paquerettes, je vois d’ici le topo. Sans compter que ce sera l’occasion pour les Corp. et autres Inc. de s’emparer encore une fois d’un bout du réel, à la manière de celles qui prétendnent breveter notre ADN…

    Je crois que le web sémantique, ça marchera pour des broutilles. Les exemples d’écoles qu’on nous montre depuis le début : timing/agenda, contacts, vols et autres bidules d’agent de voyage, produits divers sur les sites marchands. Ainsi sans doute que des applis pro autour des places de marché.

    Mais une intrusion massive du web sémantique dans notre vie quotidienne, je ne vois pas. Surtout, je ne crois pas (plus) à ce fantasme du “trouvez-moi l’aller et retour le moins cher pour Ibiza ce WE et une chambre avec vue sur la mer”. Pas pour le grand public. D’abord parce que ce n’est certainement pas les low cost qui vont dompter le merdier informationnel de leur profession pour qu’il devienne touillable par des algorithmes. Ensuite parce que c’est le genre de chose que le marketing va s’empresser de faire merder. Enfin, parce que le bon sens algorithmique n’est pas encore près de chez nous. Quand on voit où en est le projet Cyc de Doug Lenat après 22 ans de mise en route…


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    will

    will a dit:

    Petite remarque : Dans cet article sur le web 3.0, on voit que cela s’applique surtout à du web marchand. Or cela ne représente qu’une partie du web.

    Concernant l’évolution ce que tu expliques en fait Fred ce n’est plus ni moins que la convergeance des terminaux connectés à internet. La convergeance n’est pas uniquement un phénomène web mais un phénomène technologique modifiant les méthodes de consommation. Il faut, dans ces réflexions, séparer le contenu (le web) du contenant les terminaux (Ordinateurs, mobiles, xbox live etc…) ou windows n’est d’ailleur qu’un driver ;) Pour moi le web 3.0 tel que tu le décrit c’est une évolution de contenant pas de contenu.

    En reprenant tes propos pour moi le web 3.0 serait plutôt la sémantisation du web.

    PS : Certain devrait se mettre au valium ce n’est pas un défouloir pour aigris ici.

  45. yvan

    yvan a dit:

    ** WEB 3.0 une définition ? ** par yvan

    Ne se limitant plus à l’Internet, il le redéfini par la multiplicité, la compatibilité ,l’inter-opérabilité de ses supports et la conviviabilité de son utilisation.

    En tout premier lieu, inutile de répéter l’argumentation développé déjà par Fred Cavazza. Elle a le mérite d’explorer des possibilités pertinentes déjà entamées ou en cours d’évolutions tel que l’achat en ligne via des univers vituels style Second Life ou WOW.

    Question sémantique, si beaucoup a été fait avec le web2.0, les querelles résurgentes même à l’intérieur de la W3C entre les tenants d’une compatibilité ascendante et ceux d’un reformatage totale de la sémantique globale est une illustration des distorsions habituelles de nos chers penseurs pourrait ralentir tout (…)

    Jai mis la suite sur mon site de façon à me laisser un peu plus de temps pour argumenter et apporter une contribution que j’espère plus contructive.

  46. Yann

    Yann a dit:

    Excellent descriptif. Merci de ce panorama. Ceci étant on peut se poser légitement avec Kosciusko Morizet de savoir si le Web 2.0 (le web 3.0 a fortiori) ce n’est pas tout simplement ‘le web qui marche’? Par ailleurs, on peut aussi amener quelques bémols à cette succession quasi affolante de concepts (10 ans après il y a encore une majorité qui essaie encore de comprendre ce qu’est un wiki, même si cette majorité connaît wikipedia !). D’autre part, amazon est une meilleure pratique sur l’interaction avec le client et le service client, même 12 ans après leur lancement, ils restent une référence et une expérience d’achat peu égalée. Ensuite, la concaténation d’outils hétérogènes, de mash-ups ou micro codes ou autres est aussi vieille que l’Internet. OK, les techniques sont plus sophistiquées, mais les moyens de paiement par exemple, ça existe en externe depuis longtemps aussi (ipin a démarré ça en 99). Aussi, si on ne peut qu’être d’accord avec l’intensification de la collaboration - ce dont je me réjouis - chaque jour rendue plus visible hors du web et dans le web, je ne suis pas sûr qu’on assiste à une révolution; une ébullition, certes, mais pas une révolution. Et encore croisons nous les doigts pour que cette fois-ci on ne se prenne pas un mur de 4 ans de cost-cutting comme la dernière fois. Je conseille aussi la lecture de cet article du WSJ de la semaine dernière http://ygourven3.online.fr/fadsshortofcool.doc. Dépêchez vous de le télécharger je ne le laisserai pas là.

  47. Fred C.

    Fred C. a dit:

    Merci c’est téléchargé.

    /Fred


  48. A manner of writing. » Un aper a dit:

    […] diff


  49. Gueule de Loup » Archive du blog » Le Web 2.0 est mort, vive le Web 3.0 ! a dit:

    […] Selon Fred Cavazza, il sera donc courant de découvrir des produits via les univers virtuels, les jeux ainsi que les widgets. Rayon prescripteurs, on retrouverait des services indépendants, avant de passer par la case achat qui ne serait plus déterminer par des sites marchants comme on les connait, mais des “mashups marchands” ainsi que d’autres applications toutes plus obscures les unes que les autres (pour l’instant). Quant au paiement, il ne se ferait plus uniquement par Paypal ou son rival de Google, mais via d’autres moyens (la carte bleue intégrée à Vista par exemple, ou même le paiement virtuel via Second Life – on arrête pas le progrès). […]


  50. émergenceweb : blogue » Blog Archive » Un an de blogue, Google, LifeLogs et Web de données… a dit:

    […] le second article sur Tim Berners-Lee qui annonce le Web 3.0. Il s’agit, en fait, d’une entrevue question-réponses où le créateur du Web parle du […]


  51. Le Web 2.0 « webjet a dit:

    […] Fin 2006, Fred Cavazza se demandait déjà ce que serait le Web 3.0 […]


  52. Le blog de multimedialab.be » Archive du blog » Web sémantique a dit:

    […] http://www.fredcavazza.net/2006/11/18/vers-un-web-30/ […]

  53. SpHeRe

    SpHeRe a dit:

    Je pense que le Web 3.O sera aussi conditionné par ce que nos navigateurs seront capables de faire…
    Comme le dernier Inernet Explorer 8 qui pemet, s’il identifie par exemple un nom et une adresse dans une page web, d’ajouter le contact dans le carnet d’adresse et de vérifier cette dernière sur Google Map par exemple…
    Je vois bien tout ces site mais j’ose imaginer un navigateur permettant de les relier entre eux efficacement et harmonieusement…


  54. Des Machines et des hommes: le web sémantique a dit:

    […] nouveau web, le web sémantique. Je ne me hasarderais pas à l’appeler web 3.0, la bataille fait déjà rage entre spécialistes pour s’accaparer le terme et ce n’est nullement le propos de cet […]


  55. Vu d’ici bas - Le Web 3.0 ? a dit:

    […] nouveau web, le web sémantique. Je ne me hasarderais pas à l’appeler web 3.0, la bataille fait déjà rage entre spécialistes pour s’accaparer le terme et ce n’est nullement le propos de cet […]


  56. Qualis Opinions » Blog Archive » Des Machines et des hommes: le web sémantique a dit:

    […] nouveau web, le web sémantique. Je ne me hasarderais pas à l’appeler web 3.0, la bataille fait déjà rage entre spécialistes pour s’accaparer le terme et ce n’est nullement le propos de cet […]


  57. Web 3.0 - Article de Fred Cavazza | Defaite.fr a dit:

    […] Je viens de tomber sur un article super de Fred. […]

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