Archives pour le mois octobre 2006

Publier vos diaporamas en ligne

Je viens de découvrir un service redoutable : SlideShare. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un service en ligne avec lequel vous pouvez publier et partager vos diaporamas. Là où ce service est particulièrement intéressant c’est qu’il accepte les diaporamas au format Powerpoint et OpenOffice pour les transformer en Flash.

En résumé, SlideShare est aux diaporamas ce que YouTube est aux vidéos : un lecteur universel en ligne. En plus, cette solution se révèle idéale pour récolter des commentaires sur chacune des diapos ou même pour archiver des présentations.

En plus, il est possible d’encapsuler vos diaporamas dans un billet comme ici avec cette présentation donnée lors du Web Desing Festival : Ergonomie incitative.

Alors, qu’est-ce qu’il en pense monsieur Micro$oft ?

Notes de lecture sur le livre "L’âge de Peer"

Je viens d’achever la lecture du livre l’âge de Peer d’Alban Martin et je dois avouer avoir été très agréablement surpris par ce livre remarquable. L’auteur aborde un certain nombre de thèmes relatifs au web 2.0 en général et aux réseaux P2P en particulier.

Vous trouverez ainsi dans ce livre :

  • une très bonne explication de la théorie de la Longue Traîne ;
  • un argumentaire très complet sur les impacts de la dématérialisation de la chaîne de valeur des produits culturels ainsi que le potentiel représenté par la co-création ;
  • des idées fraîches sur comment exploiter au mieux le marketing viral et les plateformes collaboratives dans le cadre des industries musicales, cinématographiques et vidéo-ludiques ;
  • des tonnes d’exemples et de mini success stories qui sont autant d’arguments à destination des sceptiques ;
  • des concepts innovants et surprenants comme le B2 P2P 2B 2C (véridique !) ;
  • un parallèle très intéressant avec les réseaux sociaux.

La conclusion que je retire de ce livre est que le P2P est un message fort envoyé par les utilisateurs aux maisons de disque et studios de cinémas. Ces derniers devraient en effet arrêter de considérer leur activité comme de la vente de supports (CD ou DVD) mais plutôt comme de la vente d’émotions (au travers d’expériences numériques ou physiques). De plus, il serait bien plus bénéfique pour ces derniers de ne plus traiter les utilisateurs des réseaux P2P comme des pirates mais plutôt comme des acteurs d’une chaîne économique entièrement remodelée.

Nous sommes dans une époque passionnante où il est possible d’être le témoin au quotidien de la mutation de nombreux métiers, mentalités et modèles économiques. Ce livre vous apportera les clés pour mieux comprendre cette révolution culturelle en cours. En plus, il est rédigé en français alors vous n’avez aucune excuse !

Et si vous souhaitez vous initier au sujet ou l’approfondir, l’auteur édite également un blog : cocreation.blogs.com.

Du Flash pour épater la galerie

Il est amusant de constater qu’à chaque fois que je présente des sites innovant en Flash, la sanction est immédiate : pas accessible.

Donc maintenant je préfère prévenir d’emblée : les sites suivants ne sont pas accessibles, mais qu’est-ce qu’ils sont beaux !

  • Volvo C30 (ne ratez surtout pas le configurateur visuel) ;
  • Nike Store (la nouvelle version de la boutique en ligne de Nike, il me semble qu’il existe une version dégradée en HTML) ;
  • Audi R8 (mon préféré, avec une intro digne d’un James Bond).

Je crois bien que si j’avais touché 10 € à chaque fois que les problématiques d’accessibilité liées à flash ont été abordé sur ce site, j’aurai pû me payer cette petite Audi R8 ;-)

Un sélecteur de produit en or

Je viens de tomber sur une interface riche qui va directement rentrer dans la liste de mes meilleurs exemples : Sqoops. Il s’agit d’un site de vente en ligne de jeux vidéo qui fait une utilisation intensive mais judicieuse de Flash pour son interface de recherche :

L'interface de recherche du site Sqoops

Voici pourquoi l’utilisation de Flash est judicieuse dans ce cas précis :

  • la nature du produit (les jeux vidéos) et le public visé (les jeunes et jusqu’à 35 ans) justifie l’utilisation d’une interface qui sorte de l’ordinaire (par rapport à un banal formulaire) ;
  • le secteur de la vente de jeux vidéos est ultra-concurrentiel, il faut donc se démarquer ;
  • la représentation flottante des boîtes des jeux ainsi que les curseurs en bas de l’écran n’est pas sans rappeler les interfaces des jeux vidéos eux-mêmes ;
  • l’activation du filtre par genre entraîne une modification du fond (qui devient contextuel) ;
  • le comportement des info-bulles géantes au survol de la souris est agréable et intuitif ;
  • la fiche des jeux reprend le même principe avec des copies d’écran qui flottent.

Oui je sais cette interface n’est pas du tout accessible, mais il suffit juste de prévoir une version HTML. En attendant, l’expérience est tout à fait saisissante et l’on se surprend à explorer un catalogue de jeux que l’on connaît par coeur mais dont la manipulation est hypnotisante.

Cet exemple n’est pas forcément à reproduire dans un autre contexte mais il donne de bonnes idées… (merci à Alexandre pour le lien)

Les meilleurs blogs d’analyse d’audience

Avinash Kaushik vient de publier sur son site une liste des meilleurs blogs traitant de l’analyse d’audience : Top Ten Web Analytics Blogs. Il y en a pour tous les goûts : les plus lus, les plus pertinents…

Une liste qui tombe à point nommé pour ceux qui souhaitent faire un peu le ménage dans leurs flux avant de passer sur le nouveau Google Reader ;-)

YouTube dans une impasse ?

A en croire les spécialistes, YouTube serait dans une situation très inconfortable :

  • le succès phénoménal de ce service engendre des frais d’exploitation exorbitants (on parle de 100.000 $ par jour pour l’hébergement et la bande passante) ;
  • les grandes sociétés de production commencent à réclamer des droits d’auteur sur les millions d’oeuvres pillées et détournées (à l’instar de Universal Music Group) ;
  • le prix de vente est complètement délirant (1,5 milliard de dollars).

Mark Cuban, un milliardaire de l’ancienne nouvelle économie, vient ainsi de déclarer dans un article de News.com : seul un abruti pourrait racheter YouTube (Only a ‘moron’ would buy YouTube). Selon ce dernier, si YouTube est encore en ligne c’est parce que les avocats des majors attendent un rachat avant de déclencher un déchaînement juridique. En d’autres termes : poursuivre YouTube en justice coûterai aujourd’hui beaucoup d’argent pour pas grand chose (puisque cette société n’a quasiment rien en fonds propres), par contre dès qu’un repreneur se sera fait connaître, alors là… ça risque d’être un festival de procès et autres démarches juridiques.

Moralité : la vrai valeur de YouTube ce n’est pas 1,5 milliard de dollars, mais plutôt 1,5 milliard de coups de pied au cul !