27 juillet 2006,
C’est l’heure pour ma petite famille et moi-même de partir en vacances. Je vous retrouverais à partir du 21 août prochain pour de nouveaux billets.
Dans l’intervalle, je me vois dans l’obligation de fermer les commentaires et les trackbacks (trop de spams).
27 juillet 2006,
Le web 2.0 repose (entre autre) sur un principe de base : une reprise de contrôle par les utilisateurs, oui…mais qui sont-ils ?
Car s’il nous est maintenant donné la possibilité de :
- attribuer des notes à des livres (sur Amazon) ou des informations (sur Wikio)
- poster des commentaires (sur des blogs) ou des avis (sur Amazon)
- éditer des pages de wiki (sur wikipedia par exemple)
- publier des billets (sur votre blog)
- partager des photos (sur FlickR),des vidéos (sur DailyMotion) ou des liens (sur del.icio.us)
- tisser des liens professionnels (sur LinkedIn ou OpenBC)
- vendre ou acheter des produits sur eBay
- recommander des produits (sur Zlio)
- rédiger des pages centrées sur un domaine d’intérêt (sur Squidoo)
- attribuer des tags à du contenu
- co-rédiger des documents en ligne (sur Writely ou Google Spreadsheet)
- collaborer dans des espaces de travail (sur Basecamp ou JotSpot)
- monétiser votre savoir-faire (sur Google Answsers)…
…tout ceci s’effectue sans réel contrôle de l’identité : qui me dit que la personne qui publie des commentaires est bien la vrai personne qu’elle prétend être ?
Avec la montée en puissance des contenus rédigés par les utilisateurs (user-generated content) le besoins de valider l’identité (et la réputation) d’une personne va se faire ressentir de façon toujours plus pressante.
C’est là où les services de gestion de l’identité entrent en scène. Ils se positionnent comme des tiers d’authentification de l’identité. Je souhaite ainsi vous faire découvrir différents services de gestion de l’identité numérique :
Oui je sais, qu’est-ce que Google vient faire dans cette liste ? La raison est très simple : la gamme de services proposés par Google est tellement vaste (et elle risque de s’étendre encore dans les prochaines années) que j’en viens à me demander si finalement ce n’est pas l’acteur qui a pris le plus d’avance pour la gestion de l’identité. Et vous, est-ce que vous partagez cet avis ?
MAJ (27/07/2006) : Comme précisé dans les commentaires, il existe en fait plusieurs alternatives à ces services :
- FOAF qui est un langage descriptif centrée sur la descrition d’un individu et de ces connaissances ;
- hCard, le microformat dédié aux informations de contact des individus mais également des entreprises et organisations ;
- OpenID, une initiative (à priori) indépendante de gestion décentralisée de l’identité ;
- Sxip, un équivalent à OpenID mais proposé par une société privée.
25 juillet 2006,
Cette semaine, le magazine Stratégies consacre sa Une aux 30 blogs les plus tendances de l’été :

C’est toujours valorisant d’être sélectionné pour figurer dans une telle liste. J’y côtoie d’autres bloggeurs que je ne connais pas forcément (mis à part le Short Stories de flo) mais qui valent le détour.
Tant qu’à faire, puisque nous sommes dans les tendances de l’été : on ne dit plus tendance
ou hype
mais plutôt dope
ou sweet
(en tout cas c’est ce qu’ils disent dans cet article de Fastcompany : A Craving For Cool).
24 juillet 2006,
Avec la recrudescence des spammeurs sur les blogs (commentaires et trackbacks), les captcha sont devenus presque indispensables. Je fais subir depuis plusieurs mois un test de Turing à tous ceux (et celles) qui souhaitent publier un commentaire pour pouvoir discerner les opérateurs humains des machines à spam. Le problème c’est que ce captcha est plus que rébarbatif.
Heureusement, Thibaut m’a fait découvrir la solution ultime : Hot Captcha.
Le principe est le suivant : une liste de 9 photos vous est proposée et vous devez sélectionner les photos qui vous semble les plus… les mieux quoi !

Visiblement ils se servent de la banque d’images de Hot or Not qu’ils filtrent en fonction du score des demoiselles. En plus, il existe une version masculine de ce test. Moi je dis, si l’on peut joindre l’utile à l’agréable… il ne faudrait pas se priver !
PS : je précise à ma décharge que ce billet à été rédigé à 4 jours de mes congés annuels, ce qui peut expliquer (mais pas justifier) le sujet léger abordé. C’est promis, demain je publie une série de billets un peu plus sérieux pour compenser (l’éthique du choix des ontologies pour le web sémantique
, les frameworks de productivité SOA-oriented
, ergonomie et deltaplane, de l’importance de l’intuitivité de l’interface
…)
24 juillet 2006,
Ceux qui me lisent régulièrement savent tout le bien que je pense de JotSpot, un service en ligne de wikis d’entreprise. Selon les dernières rumeurs, une nouvelle évolution (baptisée JotSpot 2.0) devrait bientôt voir le jour et faire rentrer JotSpot dans une dynamique compétitive bien plus agressive.
On trouverait ainsi dans cette nouvelle version un ensemble d’applications bureautiques en mode collaboratif :

Ceci est d’autant plus intéressant qu’une ambiguïté persistante court toujours sur le rachat probable de JotSpot par Yahoo!. Voilà de quoi affoler encore plus les stratèges de chez Microsoft et de Google (puisqu’ils commencent également à faire des applications bureautiques en ligne).
24 juillet 2006,
Alors que le super réseau social MySpace s’apprête à débarquer en France, voici que le vent de la contestation commence à prendre de l’ampleur :
- il y a ces sordides affaires de filles recrutées sur MySpace puis violées ou assassinées lors de rencontres ultérieures ;
- il y a ensuite quelques petits clins d’oeil moqueurs comme dans le récent Scary Movie 4 ;
- il y a aussi des petits problèmes de sécurité où les widgets servent de cheval de Troie ;
- il y a enfin cette vidéo hilarante qui parodie à la perfection tous les clichés des réseaux sociaux de djeunz.
Je ne sais pas pour vous, mais j’ai comme l’impression que MySpace est victime de son succès. Peut-être est-ce un signe de la limite atteinte par ce super réseau social où tout le monde y trouve son compte… mais personne en particulier. Attendons la rentrée scolaire et nous verrons bien.
21 juillet 2006,
J’ai récemment participé à une enquête collective sur l’avenir du RSS orchestrée par Philippe du blog AccessOweb : L’avenir du RSS dans le Web de demain.
Un exercice très intéressant puisque sont comparés les avis de nombreux bloggeurs dont (entre autres) Aref Jdey, Jean-François Ruiz, Franck Poisson, Benoit Dausse, Eric Dupin, Jeremie Berrebi, Ouriel Ohayon, Sébastien Simoni…
Un petit condensé de ma réponse : La technologie RSS n’en est qu’à ses premiers balbutiements. Cette technologie ne décollera réellement que lorsqu’elle sortira de la sphère un peu trop confinée des geeks. Avec les sorties prochaines d’IE 7 et Firefox 2, nous commencerons à voir des choses très intéressantes (plus de praticité et de pédagogie) et surtout bien plus accessibles au grand public.
20 juillet 2006,
La marque Dodge semble prendre une longueur d’avance dans la promotion de ses véhicules au travers de jeux vidéo. Ainsi, si vous allez sur le site Dodge Games, vous y trouverez pas moins de 12 jeux pour promouvoir les différents modèles de la marque.
Vous pourrez y télécharger des jeux très aboutis comme le Charger Urban Racing (un jeu à installer sur votre ordinateur) ou le Caliber Dash :

Vous ne lui trouvez pas des aires d’Out Run ?

J’ai comme l’impression que les marketeux de chez Dodge essayent de faire la vibrer la corde nostalgique des trentenaires (leur coeur de cible).
20 juillet 2006,
Voilà près d’un an et demi que j’ai commencé à vous parler des folksonomies. Depuis, beaucoup d’eau (numérique) à coulée sous les ponts (virtuels). Le toujours très bon Joshua Porter nous propose en ces jours de canicule un très bon article de rattrapage : Folksonomies: A User-Driven Approach to Organizing Content.
L’auteur y retrace ainsi la genèse des folksonomies en expliquant le concept de taxonomie et en décrivant le casse-tête auquel sont confrontés les concepteurs de sites : rajouter toujours plus d’informations, encore et encore et encore. Il donne également une très bonne définition du terme et s’essaye même à un peu de prospective : si aujourd’hui les folksonomies sont cantonnées à certains domaines d’application (services de partage de photos ou de bookmarks), le besoin de proposer des modes d’accès à l’information intuitifs et cohérents au sein de grands sites de contenus (ou de sites institutionnels) va pousser les concepteurs de site à se tourner vers des solutions de classification alternatives à la très classique arborescence.
Dans cette quête, les folksonomies sont probablement la solution la plus prometteuse pour réduire le fossé entre la vision des utilisateurs (qui utilise des mots de tous les jours) et celle des concepteurs (qui doivent faire en fonction de la culture et l’organisation d’une entreprise). Encore faut-il prendre le risque et sauter le pas…
19 juillet 2006,
Le crowdsourcing, vous connaissez ? Mais si enfin, c’est le principe d’utiliser le temps disponible des gens pour créer du contenu, résoudre des problèmes, voire même faire de la R&D. Wired et InternetActu ont à ce sujet publié deux très bons articles :
Je viens de découvrir une initiative remarquable qui exploite le filon du crowdsourcing mais adapté à l’incubation de start-up : Cambrian House. Ils se décrivent comme un incubateur de crowdsourced software dont la mission est de découvrir, concrétiser et commercialiser des logiciels en exploitant l’intelligence collective et le modèle participatif.
Le principe est le suivant :
- vous avez une idée
- vous publiez cette idée sur le site
- les utilisateurs notent cette idée
- si votre idée dépasse un seuil de bonnes notes, elle est approuvée
- l’incubateur propose alors une prime pour que la communauté des développeurs la concrétise
- une fois votre idée transformée en logiciel ou en service en ligne, l’incubateur se charge de la commercialiser
- les revenus générés sont alors redistribués entre tous les intervenants
Vous l’aurez compris, nous sommes à mi-chemin entre La Fraise, Top Coder et Innocentive. Pour avoir une vision plus claire, je vous recommande leur petite animation explicative : How it Works.
Et si vous avez 5 minutes en plus, je vous recommande également la visite guidée complètement délirante de leurs locaux : Take a Tour (ils sont fous ces anglais !).
En tout cas je trouve ce genre d’initiative réellement remarquable et surtout révélatrice du réel potentiel du web 2.0 : des modèles participatifs avec redistribution des revenus. Nous sommes ici bien loin des poncifs du type : le web 2.0 j’y crois pas parce qu’Ajax ça existe depuis 5 ans
.
Je sais que je pèche parfois par mon optimisme, mais ce genre d’exemple (et il y en a beaucoup d’autres) me confirme la viabilité des concepts collaboratifs autour du web 2.0, n’en déplaise aux sceptiques !