Petit compte-rendu de la conférence sur le web 2.0

C’est hier que s’est déroulé le séminaire organisé par le Benchmark Group sur le web 2.0. L’occasion pour moi de m’exprimer à nouveau sur mes sujets de prédilection (interfaces riches et utilisabilité). Une salle comble pour un endroit… atypique (en plein milieu du bois de Boulogne).

Web2-BenchmarkGroup

 

Normalement le séminaire se prolonge aujourd’hui avec un focus sur les blogs et les wikis.

En tout cas j’ai été très content de rencontrer de nouvelles personnes comme Jean Claude Morand ou Jacques Froissant et revoir des personnes déjà croisées ailleurs comme Fabrice. C’est fou comme le monde est petit finalement ! (ou du moins de le monde de la blogosphère)

L’utilisabilité en question après le décès d’un bébé de 4 mois

Jakob Nielsen en parlait déjà l’an dernier (Medical Usability: How to Kill Patients Through Bad Design), mais l’actualité nous offre une fois de plus une histoire tragique.

Le drame se passe en Angleterre. Thomas Smith est un petit bébé de 4 mois avec un coeur artificiel. Alors qu’il était en difficulté à la suite d’une baisse subite de sa pression artérielle, le Dr McGuirk passe par hasard et est tout de suite alerté par la situation. Manque de chance pour le bébé, ce docteur n’a pas été formé à l’utilisation de la machine qui gère le coeur artificiel. Dans la précipitation et ne trouvant personne à proximité, il appuie sur le mauvais bouton (le bleu à la place du orange) provoquant un inversement de la pompe. En très peu de temps le bébé se vide de son sang (littéralement aspiré par la machine) et décède.

Interrogé par la police, le Dr McGuirk déclarera avoir choisi la bouton bleu parce qu’il pensait que cette couleur était moins « affreuse » que le orange. Toute l’histoire sur le site du Telegraph : Baby died after untrained doctor took 50-50 gamble on pressing right button.

Comment une fonction aussi critique que l’inversion d’une pompe pour un coeur artificiel puisse être « accessible » en pressant simplement un bouton (sans aucun mécanisme de sécurité ou d’explications) ?

Etant père de deux petits garçons qui ont déjà été hospitalisés (pour des raisons moins graves), cet accident me touche au plus haut point. J’espère sincèrement que cela va créer un précédent dans le milieu de l’équipement médical et que des progrès seront réalisés. (via Usabilis)

Google et les mises à jour

Aviez-vous remarqué de quelle manière Google gère les mises à jour de ses logiciels ? D’une façon plutôt singulière.

Prenons par exemple Google Talk : Alors que j’utilise ce logiciel depuis plusieurs mois, la semaine dernière je me suis rendu compte qu’une mise à jour avait été faite sans que l’on me prévienne. Pour la petite histoire il s’agit d’une nouvelle fonctionnalité qui affiche la photo du contact au survol de la souris. Nous sommes bien d’accord qu’il s’agit d’une mise à jour non-critique mais quand même ! Ils pourraient prévenir, non ? Et bien non !

La preuve : allez donc faire un tour sur les pages de téléchargement de Google Talk ou de Google Earth et essayez d’y trouver un numéro de version. C’est simple vous n’en trouverez pas. Tout simplement parce que Google a décidé de ne pas embêter ses utilisateurs avec des histoires de mises à jour. S’il est nécessaire de faire une mise à jour, Google prend la décision à votre place et lance une procédure de mise à jour silencieuse.

Deuxième exemple avec Google Notebook. Un service que je teste depuis la semaine dernière, notamment grâce à une extension pour Firefox. Et bien figurez-vous que ce week-end je lance une recherche de mises à jour pour mes extensions et voilà ce qui se passe :

GoogleNotebookUpdate

 

Alors qu’il existe une procédure de mise à jour pour toutes les extensions Firefox (à savoir l’affichage d’un bouton « Update Now » pour lancer l’installation de la mise à jour), que nous dit Google ? T’occupes de rien mon pote, je viens de faire une mise à jour pour toi. C’est quand même fort, non ?

Cette mise à jour forcée me laisse un sentiment mitigé. D’un côté je me dis qu’il faut être sacrément tordu pour demander s’il y a des mises à jour et les refuser ; d’un autre côté, puisque toutes les autres extensions se conforment au protocole de mise à jour (à savoir appuyer sur le bouton « Update Now« ), pourquoi pas Google ?

Je présuppose que l’intention de Google était sûrement de m’éviter de devoir supporter une mise à jour pénible comme les autres savent si bien les faire. Je fais référence au Adobe Reader ou à iTunes qui vous demandent de télécharger 40 Mo pour passer de la version 7.0.1.3 à 7.0.1.4 sans aucune autre explication… Mais bon quand même, je n’aime pas trop que l’on me force la main, ça provoque chez moi comme un sentiment de malaise (que sont-ils en train de faire avec mon ordinateur ?).

Alors entendons-nous bien, je ne suis pas en train de porter une accusation mais plutôt de m’interroger sur le pouvoir de Google : s’ils sont capables de faire des mises à jour silencieuses comme celles décrites précédemment, que sont-ils capables de faire d’autre ? Et pourquoi pas un mouchard dans votre navigateur qui puisse rapatrier toutes vos données personnelles… ha mince, c’est déjà fait : Google Browser Sync.

Stella Artois expérimente le film interactif

Oui je sais, des films interactifs il y en a déjà eu d’autres, mais celui-là est particulièrement bien fait : Stella Artois ‘L’étranger’.

Le jeu consiste en une succession de séquences où il faut participer au processus de préparation de la bière. Tout y est : du choix du verre à son inclinaison sous la pompe, les utilisateurs sont confrontés à une série de petits challenges.

StellaArtois

 

Le tout dans une ambiance très propre avec une qualité d’image et des transitions très soignées. Tout est réellement mis en oeuvre pour mettre en valeur le produit et plonger l’utilisateur dans un univers conforme aux valeurs de la marque (enfin je suppose). Et en plus, ça donne soif… peut-être bien que je vais me faire un demi en terrasse ce midi…

Marktd, le Digg des marketeux

Si vous aimez le principe de Digg et qu’en plus vous travaillez dans le marketing (non, ça n’est pas sale), alors précipitez-vous sur ce nouveau site de social news : Marktd.

Le principe est simple : les utilisateurs votent pour les articles qu’ils préfèrent (et qui concernent le marketing). A partir de là, les articles les plus pertinents remontent naturellement en haut de liste.

Très interessant, mais il va falloir attendre un petit peu que la masse critique d’utilisateurs soit suffisante pour avoir une meilleure pertinence.