Avons-nous encore besoin de logiciels ?

Voici une réflexion de fond qui me semble prendre de plus en plus d’ampleur.

Le postulat de départ est le suivant : puisqu’il existe des alternatives de plus en plus crédibles aux logiciels bureautiques, aux consoles de jeux, aux outils de gestion de projets, aux progiciels de gestion commerciale, aux outils de retouche de photos, aux jeux en réseaux… avons-nous encore besoin de logiciels ?

Dernier exemple en date : ce superbe jeux en ligne qui reprend le principe des Lemmings : PiouPiouz. Quand on constate la qualité de la réalisation, le gameplay… avec l’original, c’est bluffant. (au passage, merci à Florent pour le lien)

Donc ma question est la suivante : Est-ce encore viable de se lancer dans le développement d’un logiciel (sachant que cette industrie est dominée par des mastodontes comme Microsoft, Oracle, Adobe…) alors qu’il existe quantité de niches qu’il est possible d’adresser avec des services en ligne ?

Le but de la manoeuvre n’est ici pas de rentrer en concurrence frontale avec un logiciel déjà implanté, mais plutôt de se concentrer sur les 20% de fonctionnalités qui intéressent 80% des utilisateurs.

Certains, à l’image de 37Signals (éditeur de nombreux services en ligne à succès) ou de Writely (récemment racheté par Google) y ont trouvé leur bonheur. D’autres échoueront très certainement. Toujours est-il que la porte est maintenant ouverte et que les éditeurs de logiciels ont tout à perdre.

Selon vous, quel sera le prochain logiciel à trouver un équivalent en ligne ?

MAJ (14/04/2006) : Pour prolonger cette réflexion, je vous propose l’article suivant : Who needs a Flash desktop?.

37 commentaires pour: “Avons-nous encore besoin de logiciels ?”

  1. Perso, je trouve génial d’avoir des services en ligne, mais je crois que les logiciels sont bien plus fiables pour certaines tâches. Les applis web 2.0 ont tendance à être lourdes, et on dépend du réseau.

    D’ailleurs Google ne vient-il pas de sortir un logiciel pour gérer les campagnes Adwords ? ;)

  2. Le prochain logiciel en ligne ? Visual Studio :-)

  3. La question qu’il faut se poser dans ce cas, est-ce que nos connexions internet sont assez fiables ?

    C’est l’une des raisons parmi d’autres pour lesquelles je pense que les applications locales ont encore de l’avenir.

  4. Est-ce que 80% des utilisateurs sont prêt à se donner en otage à un éditeur en ligne, fut-il non-Microsoft ?

    Probablement.

    Est-ce une nécessité pour nous d’éduquer des risques et dérives qui vont aller de pair avec ces nouveaux logiciels en ligne ? Je pense que oui.

  5. Dominique Blas

    il faut noter que les services en ligne sont, AVANT TOUT, des logiciels. Le débat devient donc : logiciels en ligne (client léger) contre logiciels locaux (client lourd).

    Je dirai donc que le métier de développeur a toujours de l’avenir mais qu’il se déplace progressivement vers : 1. le multiplate-forme lourd (avec des api comme WxWidgets) ; 2. le client serveur lourd (J2SE, .NET, etc) multiplate-forme ou non ; 3. le client léger (Javascript, Ajax, etc) par essence multiplate-forme.

    Au fur et à mesure que le réseau des réseaux devient omnipotent (IPv4 et IPv6 comme fondement) et omniprésent (Internet ambiant via la mobilité) alors oui le 3 connaîtra un grand succès.

    Toutefois pour que 3 existe il faut tout de même un système d’exploitation et un environnement graphique ainsi qu’un client Web/XML/Ajax/etc : on en revient au 1. En résumé, le 3 s’appuie sur 1 voire sur 2. Dans quelques années, je peux projeter que nul ne souhaitera dépenser ne serait-ce qu’1 penny pour sa plate-forme et qu’il faudra donc d’une part y placer un minimum (d’où l’intérêt de linux embarqué qui ne coute rien en licence) et d’autre part la rendre interchangeable et donc financer tout de même sa gratuité (pub). La personnalisation sera en ligne (à l’instar du poste de travail banalisé en entreprise) et non sur le support lui-même. De même que les éventuels droits ou algorithmes permettant de décoder un contenu. En clair, nous serons tous équipés de 1 ou plusieurs Nokia 770 (plutôt ses successeurs) et nous nous les passerons comme nous nous échangions des cigarettes jadis.

    db

  6. >Est-ce encore viable de se lancer dans le développement d’un logiciel

    Bien sûr que oui ! Ne serait ce que parce qu’une application web ne peut profiter de toutes les ressources de l’ordinateur client, qu’il y a des restrictions à cause de problèmes de sécurité. Ex: accéder au disque local, aux peripheriques divers (imprimante, webcam etc..). Impossible pour une application web.

    Autre ex: tout ce qui est édition de texte/traitement, c’est encore trés trés trés limité par rapport à ce que propose un éditeur de texte classique. (coloration syntaxique, chercher remplacer, orthographique etc..). Les implémentations d’edition wysiwyg pour le web dans les navigateurs étant trés limitées…

    Et puis il y a les problèmes de lenteur encore. À moins de posséder une connexion fiable, permanente et à trés haut débit, pour l’instant, beaucoup de ces applications sont pour moi des gadgets (genre les équivalents de word en online..). Il y a des problèmes de téléchargement, de temps de latences etc…

    Et puis reste encore et toujours, ces problèmes de confidentialité. Personnellement, ça m’embete de confier des documents privés, mes photos perso etc à des entreprises comme google, flikr ou microsoft. Qu’en font-ils vraiment de tout ça ? on n’en sait rien. Sans compter qu’alors on dépend encore plus d’un prestataire, ou d’une connexion internet.

    Pour moi, cela commencera à avoir de l’interet, et seulement pour une toute petite parties des logiciels, quand :

    1) on pourra installer ses applications sur ses propres serveurs ou site perso. Mais forcément, ce genre de chose n’interresse pas Google &cie : ils n’auraient alors plus aucun revenu (pas de pub ou autre). 2) les ordinateurs seront suffisement puissants pour executer des scripts aussi rapidement que les programmes compilés en natif actuels

  7. Internet 3.0

    Il y a quelques années, on nous prédisait de n’avoir plus chez nous que des terminaux, sans disques durs, avec juste un écran et un clavier, reliés en réseau à des serveurs qui feront tout le boulot. Pour l’instant ce n’est pas tout à fait ça….

  8. À propos de ton jeu en ligne pioupiou : je ne peux pas y jouer, parce qu’il faut… un logiciel ! (en l’occurence flash en version 8). Si je veux profiter du service, me voilà encore contraint de me lier à un éditeur monopolistique (Macromédia).

    Et ça va être pareil quand MS sortira son xaml…

  9. Re : ton exemple DOFUS est un mauvais exemple : il faut installer… un logiciel !

    Tu disais quoi ? que les logiciels allaient mourir ? ;-)

  10. moi je dis : « vivement quand nous aurons plus besoin d’Internet!!! »

  11. Un petit mot en passant, après avoir vu « writely »:

    Il y’a aussi Ajaxwrite, dont le site expose clairement le même message de ce billet.

    Un petit quelque chose me chagrine cependant… Ajaxwrite se dit comparable à Microsoft Word, alors qu’il est plus apparenté à WordPad… De plus, même si le résultat est bluffant, la fiabilité n’est pas au rendez-vous: je n’ai même pas réussi à ouvrir un CV.

    Pour un usage personnel, même si les fonctionalités sont là, je trouve que les applications dites « en ligne » sont encore bien loin du confort et des performances qu’on attend.

    Plutôt que de voir fleurir des applications « en ligne » prendre 20% des fonctionalités des applications « desktop » existantes, on pourrait voir ces même applications « desktop » profiter davantage des possibilités collaboratives qu’offre le Web, non?

    En effet, les jeux « online » prouvent qu’internet, c’est d’abord un réseau. Et qu’il y’a moyen d’employer ce réseau autrement qu’en utilisant des navigateurs? Qu’en dites-vous?

  12. Pour des logiciels « amateurs » ou « light », oui, pourquoi pas, et tant mieux après tout, on peut les utiliser partout. Il faudrait cependant les centraliser, car passer d’un site à l’autre est vite infaisable. Une plateforme de base libre me semble indispensable. Chacun pourrait alors composer ses services.

    Pour ce qui est des softs plus lourd, je crains que ce ne soit pas pour tout de suite, une suite Adobe en ligne consommerait trop de ressources. Mais s’il elle venait à exister, je serais de ses utilisateurs !

  13. Bien évidement il faut savoir faire preuve de discernement : le métier de développeur de logiciels n’est pas encore mort (rassurez-vous).

    Cependant la réflexion de Laurent est intéressante : des logiciels desktop qui viennent « chasser » sur les territoires des services en ligne (qui a prononcé le mot « iTunes » ?)

    /Fred

  14. L’interet d’application en ligne est (à terme) de pouvoir bénéficier de puissance de calcul impressionnant et de façon plus utile. Par exemple pour de la 3D ou video ou imagerie, un ordinateur puissant est utilisé à 30% de ses ressources durant 80% du temps (c’est relativement gaché) de réalisation puis 100% pendant les longs moments de calcul (c’est souvent trop lent). Des applications en ligne lorsque tout cela sera mature permettra d’acceder à une puissancde calcul élevée de manière mutualisée.

  15. Je suis assez d’accord. J’attends avec impatience l’arrivée d’un Photoshop-like en ligne… Je pense que ce jour-là, les postes de travail de la majorité des gens qui ne font que du Office et un peu de Toshop pour leurs images, seront sérieusement remis en cause ; surtout quand on voit le prix (en licence) d’un tel poste de travail !.

  16. Je suis allé voir PXN8 puisqu’il s’agit de « retouche d’images » mon principal centre d’interrêt. C’est assez bluffant en effet, mais pour moi celà reste encore plus ludique qu’autre chose, c’est lent et relou. C’est vrai que pour celui qui n’a besoin que de bricoler quelques jpeg sortis de son APN celà peut être suffisant. Le seul « plus » à la rigueure: l’envoi de l’image sur « flirk » après modifications.

    Je compte bien davantage sur l’open-source pour faire pièce aux coûteux outils des éditeurs spécialisés. Par contre il est vrai que l’on n’en utilise guère plus de 10 à 20% ordinairement. Mais quand on dispose d’un soft plus simple, que l’on cherche à pousser un peu les choses, c’est « comme par malice » une fonction existant dans les 80% manquants dont on aurait besoin.

    bonne journée !

    jp

  17. Avons-nous encore besoin de logiciels ?

    Oui! Exemple type : aujourd’hui, ma société est victime d’une attaque en règle. Résultat : 3 plombes pour accéder à Internet et à ses fabuleux services…le desktop a encore de beau jour…Mais, je confirme que j’apprécie cet idée de ne plus avoir un seul logiciel sur mon DD..

  18. AMHA :

    1. Le Web n’est pas fait pour ca. Et avant de penser à avoir tout en ligne peut-être faudrait il commencer par utiliser correctement HTTP (méthode PUT, DELETE par exemple)

    2. Je n’aime pas l’idée de décentraliser mes données. Quid de la confidentialité des données ?

    3. Une appli desktop sera toujours plus puissante qu’une appli web.

    Donc à mon sens la desktop a encore de beaux jours devant elle.

    Voila, « just my two cents » comme ont dit :-)

  19. A quand un navigateur en ligne ? (ah euhh il y a comme un problème là ;-) )

  20. La fin de l’ère fichier. Vive l’ère du contenu…

    Cela fait bien longtemps que cette fin est annoncée par les faits, mais pas forcément reconnue en tant que telle. Que voyons-nous apparaître de plus en plus ces dernières années ? Des sites web où il est possible de

  21. Dominique Blas

    @Ced Pas de problème. C’est ainsi que je bosse en général : avec un navigateur distant. Mais effectivement, il faut un autre logiciel (en l’occurrence NXclient afin d’ouvrir une session sur la machine distante). Si ce genre de fonctionnalité était intégré dans un noyau (via FB par exemple) on n’aurait effectivement quelque chose d’étonnament passe-partout. A quand l’expression « the Browser is the Kernel » ? db

  22. Dominique Blas

    En parallèle du client léger il y a également le client lourd à télécharger. Avec l’augmentation de débit régulière (24 Mbps en ADSL2+, 100 Mbps à Pau, des centaines de Mbps dans certaines villes de Corée du Sud) il n’y a plus de différence d’avec un réseau local et la téléexécution d’applications complètes devient envisageable. Bon allez tout le monde en Citrix et qu’on n’en parle plus :-) !

    db

  23. Ced> pas du tout, il est possible d’utiliser Safari via VNC quand on a pas de Mac mais que l’on souhaite tester un site :-D (OK, on est loin d’intéresser 80% des gens avec cela)

  24. Nota: Citrix propose son client en Java que l’on peut implémenter très facilement sur un Intranet.

    De plus, le gros souci est la puissance machine. Car lorsqu’on voit des services comme Google Mail ou encore Google Analytics (Urchin) ne pas supporter la charge ça n’inspire pas confiance.

    Et si on regarde niveau facilité d’utilisation, les logiciels en ligne on encore du chemin à parcourir.

    Pour les amateurs de retouche photo, Adobe devrait sortir prochainement Lightroom moins complexe a utiliser qu’un Photoshop et surtout orienté photographes professionnels.

  25. L’internet est utilisé aussi comme un moyen de transport de données non interactives, par des clients lourds:

    Je me rappelle du projet SETI qui représente exactement l’inverse: internet est utilisé pour véhiculer la matière premiere (l’échantillon du signal à traiter) et le produit fini (les résultats de l’analyse).

    Encore un exemple de client lourd utilisant l’internet pour véhiculer de la toile, et non des moindres: les applications de Peer to Peer.

    On ne compte plus non plus les innombrables « passerelles » EDI (Echange de Données Informatisées) dont le rôle est d’échanger des informations d’une façon quasiment industrielle.

    C’est tout un monde, l’internet, et il ne se résume pas qu’aux navigateurs. C’est pourquoi nous autres développeurs traditionnels, nous avons encore de beaux jours devant nous.

  26. « utilisant l’internet pour véhiculer de la toile »… je voulais dire pour véhiculer des données, bien sûr. Demain j’arrête de jouer à pioupiouz

  27. et pourquoi pas des applications « hybrides », entre l’appli web et l’appli de bureau, qui fonctionne tant online qu’en mode déconnecté ?

  28. Oui de l’hybride pourquoi pas, style « google hearth » (web03 déjà ?) un résident qui échange avec le réseau et traite des données en local, utilise des scripts téléchargés automatiquement. Un PhotoShop minimun en local qui appelle des scripts, des filtres (plugins provisoires), des profils d’apn depuis – pourquoi pas – des bases alimentées par les utilisateurs eux-même. Un word qui va chercher des mises-en-page « type », etc, etc.

    bonne journée !

    jp

  29. @cam : un mini-photoshop en ligne : http://pixoh.com/

    bonne journée

    Nico

  30. Je crois que la question est davatage : avons-nous encore besoin de logiciels en ligne???

    La plupart propose effectivement 80% des fonctionnalités… Mais n’est-ce pas le cas de milliers d’applications open source disponibles depuis plus de 6 ans

    Sans oublier que désormais, rien n’empêche de se balader avec une clé USB possédant live OS et documents…

    Enfin, si les vitesses de connexions augmentent en permanence, il ne faut pas oublier que le ping sera lui constant et quand j’utilise un service comme Writely, on s’en rends compte.

    Et n’oublions pas que si la connexion a des problèmes ou le serveur distant, on est privé de ses logiciels… Doit-on prévoir alors d’avoir des logiciels de secours installés en local Et si finalement c’était les logiciels en ligne qui devenait des logiciels de secours?

  31. Il existe déjà de nombreux logiciels connectés (Google Earth, iTunes…). Par contre j’attends avec impatience le service en ligne qui pourra tourner en local.

    Au hasard, à quand un Gmail qui synchronise les dossiers des serveurs Google sur le disque dur de l’utilisateur pour une utilisation off-line ?

    /Fred

  32. Emmanuel Douaud

    Remarque courte:

    Je travaille dans la télévision numérique et plus précisement sur IP avec différents telco et industriel. Il est intéressant de voir qu’une question assez proche se pose pour les services que l’on peut offrir aux clients. Je m’explique. Vous parler de remplacer le software par des services distants mais la question peut également se poser pour le hardware. Les industriels et telcos veulent des terminaux les plus low cost possible donc sans disque dur. On travaille donc de plus en plus sur des services de NPVR (network Personnal Vidéo Recorder). En gros, vous programmez vos enregistrement et ils seront réaliser sur les serveurs de l’opérateur, votre terminal n’y sera pour rien. Les discussions actuells portent sur le fait de savoir si c’est une bonne chose ou pas que de chercher à déporter de tels services. Est-ce moins cher de maintenir un serveur qu’un parc de STB (décodeur)? Un disque dur coute-il plus cher que de la bande passante? Cacher des choses à l’utilisateur peut-il permettre de retrouver un modèle économique ou le piratage est moins présent? (les softs en ligne seront plus difficile voir impossible à « cracker » si le terme voudra encore dire quelque chose. Quand aux films, s’ils sont stockés sur le serveur de votre opérateur plutôt que sur votre STB, comment les copier? etc)

    Ce qui est sur c’est l’augmentation de la taille des tuyaux permet d’imaginer de nouveaux services bien sur mais également de nouvelles architectures et de nouveaux moyens de rendre ces nouveaux services ou services existants. Chaque domaine trouvera son meilleur modèle, je ne crois pas à une révolution.

    Emmanuel Douaud

  33. Nico a dit: @cam : un mini-photoshop en ligne : http://pixoh.com/

    Bonjour,

    Je suis allé voir. Vu les fonctionnalités on est encore largement dans le gagdget, là encore l’interrêt principal est la possibilité de balancer l’image directement sur « flirks ». Et puis il y a la rapidité de traitement qui reste tributaire du débit.

    Bien sûr on peut évoquer les vitesses atteintes par certaines technologies. Mais – pour ma part – je resterais prudent compte tenu du déploiement de ces nouvelles solutions, tant sous l’aspect technique qu’économique. Evidement, on peut fermer les yeux et se dire qu’à partir du moment ou 10% de la planete et sur fibre ou ADSL-KingSize, il faut tirer par le haut, et que le reste n’a pas trop d’importance. Avouons qu’à l’époque ou l’on cherche à solliciter le réseau le moins possible (Ajax, Xhtml+conforme, etc) ces logiciels en ligne me semblent très à contre-courant. D’oû ma nette préférence pour des solutions hybrides.

    J’aime bien ces échanges ici ;-))

    Bien cordialement !

    jp

  34. Dominique Blas

    @Emmanuel Je pense qu’il existe un véritable besoin de la part des utilsateurs des programmes numériques. Ce n’est pas mon orientation étant donné que je suis un adepte du précepte selon lequel on n’est jamais mieux servi que par soi-même et que donc je développe moi-même les services dont j’ai besoin. Merci aux logiciels libres et à tous leurs auteurs au passage. Mais ma philosophie est celle d’une minorité de personnes. Pour les autres je crois fortement au développement des mêmes outils en ligne, pour des raisons de commodité, d’ubiquité (avoir à dispo sa bibiliothèque où que l’on soit, chez soi, chez des amis ou en vacances) voire de sécurité (en cas de vol ou d’incendie la bibliothèque est toujours là). La masse critique est certainement importante pour justifier un tel service mais je reste convaincu qu’elle sera vite atteinte. Par ailleurs sous réserve de l’acceptation de l’abonné, le stockage centralisé peut apporter pas mal de services complémentaires très ciblés : documentaires, films, série proposés à l’abonné en accord avec ses goûts relevés depuis sa base constituée. Bref, uen extension de ce qu’on pourra observer chez Google avec son Google Drive. C’est d’ailleurs l’objectif à peine voilé de Google Drive : le marketing ciblé. Et comme d’habitude, hormis les gros, celui qui tire le premier … db

  35. Vous souhaitez réagir ? Oui.

    Depuis que j’ai lu ce billet, je n’ai plus de vie sociale.

    C’est mal de mettre des liens vers des MMORPG.

    Sinon, y’a rien à installer à proprement dit. C’est juste qu’il faut télécharger le jeu (pour des raison de vitesse d’execution sans doute), le flash, c’est bien, mais ca rame un peu, surtout sous linux je trouve…

  36. Lire l’analyse intéressante à ce sujet sur le passionnant blog de Louis Naugès ici: http://nauges.typepad.com/my_weblog/2006/04/les_application.html

  37. Je prends la conversation un peu tard, mais je trouve que l’analyse reflète un certain avenir. Maintenant, qui va gagner… les applications hébergés avec le risque que le réseau tombe, ou alors notre bon vieux modèle ? Je vais aller regarder le reste du blog, ça m’intéresse !

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