Une remise en question des Clics d’Or

Voilà un billet très courageux que vient de rédiger mon collègue Benoît du blog Design Interactif : Lettre ouverte à Geneviève Petit et Dominique Playoust des clics d’or.

Il y est en substance question de la cérémonie des Clics d’Or, grand rendez-vous annuel des agences de communication qui s’auto-congratulent entre elles. L’auteur du billet propose ainsi d’abaisser les droits d’inscription et d’inclure dans le comité de pilotage de l’événement des créatifs et designeurs ayant une vision plus centrée sur les aspects créatifs que sur le réseautage / copinage.

Bon bah voilà, c’est pas mal comme billet ça (rapport à mon précédent billet) : passionné (je parle de mon métier), ciblé (j’en parle à mes collègues), présent (la cérémonie à lieu dans moins d’un mois) et engagé (je balance grave).

Les 4 P du blog marketing

Blog marketing… oui je sais ça sonne bizarrement dans votre oreille mais il n’empêche que l’article publié par Steve Rubel sur le sujet est très pertinent : The Four P’s of Blog Marketing.

L’auteur a ainsi identifié les quatre composantes essentielles d’un (bon) blog :

  • Passion, où il convient de se trouver un ou deux sujets de prédilection qui vous passionne ;
  • Puposfull, qui peut se traduire par ciblé (sur un sujet, une audience) ;
  • Present, où il faut savoir parler de sujets de l’actualité présente ;
  • Positional, où l’auteur recommande de prendre position et de s’y tenir.

Alors, c’est quoi votre prise de position du moment qui vous passionne ? (via Michel Leblanc)

De la formation en ligne pour les concessionnaires automobiles chez AutoTrader

AutoTrader est une place de marché (marketplace en anglais, ça fait plus pro) où se croisent acheteurs et vendeurs de voiture(s). Oui mais voilà, vendre une voiture c’est un métier ! Voilà pourquoi ils viennent de mettre en ligne un module de formation en ligne destinés aux vendeurs de voitures : Advertising Essentials.

AutoTrader

 

Là où c’est module est intéressant, c’est qu’il propose :

  • une interface tout en Flash avec des vidéos en ligne très convainquantes (on a même droit à l’édito du patron qui a retiré sa cravate pour faire plus sympa) ;
  • des conseils très pertinent sur comment rédiger et mettre en forme une annonce dans les plus pures règles de l’incitation et de la persuasion (on y parle de retour sur investissement et de raconter l’histoire de votre voiture).

Le tout est très bien réalisé, dynamique et percutant. Ca me donne presque envie de vendre ma Citroën Picasso !

Utilisabilité et interfaces riches

Voilà un article qui tombe à point nommé : Usability for Rich Internet Applications. Il est vrai que les interfaces riches nous ouvrent de nouvelles possibilités d’améliorations… mais également de dysfonctionnements.

L’auteur de cet article identifie quatre challenges majeurs à relever lors du processus de conception d’une interface riche :

  1. Décider du niveau d’enrichissement (à savoir doit-on révolutionner l’interface ou juste lui apporter quelques améliorations) ;
  2. Choisir les bons éléments d’interactivité (l’auteur préconise l’utilisation d’éléments déjà existant comme les glissières) ;
  3. Ne rafraîchir que des portions de l’écran (où il est primordial d’utiliser des retours visuels à l’écran pour informer l’utilisateur des rafraîchissements) ;
  4. Casser le modèle de navigation page à page.

Pour ceux qui sont allergiques à l’anglais, je vous recommande également le support de la conférence que j’ai donné en début de mois au Webdesign Festival : Comment concilier interfaces riches et utilisabilité (fichier PDF – 3,2 Mo).

Et pour illustrer le tout, je vous propose de découvrir un nouveau framework de composants d’interfaces riches : Telerik. (via gwix)

MAJ (21/02/2006) : Pour ceux que cela intéresse, mon employeur organise un petit déjeuner gratuit sur le thème du Rich Media. J’aurais l’occasion d’y faire la présentation sur les interfaces riches qui est proposée en téléchargement plus haut. Pour vous inscrire, envoyez un message ici : sforget@sqli.com en précisant que vous venez de ce blog. (petite précision : le nombre de places est limitée et sont en priorité réservées aux clients et prospects de mon employeur, pas à ses concurrents ;-))

La fin des newsletters ?

Voilà près de 10 ans que l’internet existe… et les newsletters également. Considérées comme l’arme ultime du recrutement et de la fidélisation il y a quelques années, les récentes pratiques abusives que j’ai pu constater récemment me poussent à croire que l’ère des newsletters est proche de son terme. Non pas que le support soit mauvais, mais plutôt que ceux qui l’utilisent se sont perdus en chemin.

La Redoute : un lien de désabonnement camouflé

Voilà quelque mois que je me fais spammer par La Redoute. En fait depuis mon dernier achat, bien que je ne me souvienne pas avoir coché la case relative aux newsletters…

J’ai donc décidé ce WE de cliquer une bonne fois pour toute sur le lien de désabonnement en bas de leur newsletter (ils appellent ça Gérer vos abonnements). Et là je suis tombé sur cette page :

NewsletterRedoute

 

A première vue, toutes les cases sont décochées. Mais quand on y regarde de plus près, en fait il faut cliquer sur le lien Si vous n’êtes plus intéressé par nos offres… cliquez ici pour se désabonner complètement. Et je trouve cette pratique particulièrement minable : faire croire aux utilisateurs qu’ils ne sont abonnés à aucune newsletter (et affichant des cases à cocher vides) et camoufler le lien de désabonnement en utilisant du texte noir sans soulignement.

Même si cette pratique n’est pas illégale, j’estime qu’une enseigne aussi respectable que La Redoute a un contrat moral avec ses clients et qu’utiliser des subterfuges comme celui est tout simplement inacceptable.

Le pire, c’est que même en ayant cliqué sur ce fameux lien camouflé, je continue à recevoir des courriers non sollicités. Là… on tombe dans l’illégal et je me demande si la LCEN n’a pas été justement créée pour lutter contre ça.

CDiscount : des robots spammeurs qui deviennent fous

Je ne vous apprendrais rien en vous disant que CDiscount n’est pas un modèle à suivre en terme de gestion de la relation client (à une époque ils faisaient la compétition avec PereNoel.fr). Il n’empêche que je me suis récemment fait tenter par les prix redoutables qu’ils proposent. J’ai donc décidé de passer commande un vendredi soir. Le lundi matin j’ai eu une surprise en ne découvrant pas moins de 7 messages publicitaires dans ma boîte aux lettres. Sept messages publicitaires en un WE !!!!, non mais qu’est-ce qu’elle a fumé Super Fourmi pour envoyer 7 newsletters en 2 jours ?

Bien évidemment ce n’est pas un opérateur humain qui les a expédié, ces newsletters, mais bon il a bien fallu que quelqu’un paramètre le robot chargé de cette basse besogne.

A votre avis, c’est quoi le taux de réponse de la septième newsletter ?

Est-ce vraiment la fin des newsletter ?

Non pas du tout, les newsletters continueront d’exister pendant de nombreuses années. En fait jusqu’à ce qu’on leur trouve un remplaçant. Par contre, ce sont les pratiques commerciales basées sur les newsletters qui vont disparaître si elles continuent sur à train là. Les annonceurs vont en effet vite tester d’autres supports si les taux de réponse ne sont pas à la hauteur, et ce n’est pas en suivant les exemples précités qu’ils vont les améliorer.

Deux facteurs vont venir aggraver le tout :

  1. les filtres anti-spams sont de plus en plus performants (notamment parce que les pratiques de spam et de phishing sont de plus en plus nuisibles) ;
  2. les utilisateurs sont de plus en plus vigilants.

Comme je ne suis pas devin, je ne peux pas vous dire quel va être le futur format publicitaire miracle (RSS ?, podcast ?…), en tout cas je peux vous garantir que ce n’est pas en jouant le jeu de la surenchère (à l’image de ces deux pratiques à la limite du grotesque) que les annonceurs vont gagner / conserver la confiance de leurs clients.