De l’art de lutter efficacement contre le phishing

Le pishing, vous connaissez ? Mais si, ce sont ces hackers qui usurpent l’identité de sites commerciaux pour vous arnaquer.

Dernièrement j’ai été victime d’un pishing : un message de chez PayPal qui me demandais de cliquer sur un lien pour vérifier mon mot de passe. Hum… ça sentait l’arnaque à plein nez. Boum, à la poubelle.

Hier je reçois un autre message de PayPal. Ils m’informent que ma carte bancaire arrive à expiration et qu’il faut que je rentre le numéro de ma nouvelle carte. Sauf que là, ce message ne sentait pas l’arnaque.

Voici pourquoi :

  1. Le message est au format texte, sobre mais professionnel
  2. Il n’y a aucun lien, juste une procédure où l’on me demande de me connecter à mon compte Paypal
  3. Ce message contenait un numéro de référence

Une démarche professionnelle et complètement sécurisante. Idéale pour me mettre en confiance et m’inciter à utiliser leur service. Et vous ? Avez-vous d’autres anecdotes ?

MAJ (30/09/2005) : On parle du Phishing sur HFI : Phishing and Pharming and Phraud, oh my.

MAJ (19/10/2005) : Deux beaux exemples dans ma boîte aux lettres ce matin :

Exemple de Phishing

Heureusement que Gmail les a automatiquement classés dans le répertoire « Spam » avec un message d’alerte.

L’évolution du web ne passera pas QUE par la technique

Vous remarquerez que je n’ai volontairement pas utilisé le mot web 2.0 (beaucoup trop polémique en ce moment).

Sans vouloir relancer le débat, je souhaiterais préciser une petite chose : l’évolution du web tel que nous le connaissons ne passera pas forcement QUE par une évolution technologique.

Oui, je parle bien ici d’évolution fonctionnelle et ergonomique. Pourquoi ? Tout simplement parce que les modèles de structuration de page ainsi que les systèmes de navigation jusqu’à présent utilisés arrivent à leur limite. Trop d’informations, trop de fausses informations, pas assez de temps pour tout décortiqué.

Il nous faut un nouvel internetIl faut que l’internet évolue pour faciliter la tâche des utilisateurs noyés, perdus, abusés. Et ceux qui ont été les premiers à s’exprimer ouvertement sur le sujet ne sont pas des techniciens. La preuve :

J’essaye également d’apporter ma modeste contribution à ce nouvel internet (peu importe le nom) et comme vous devez le savoir, mes centres d’intérêt sont plus proches de l’ergonomie et du marketing.

Que peut-on en déduire ? Que le web 2.0 a plus à voir avec la volonté de simplifier la tâche des utilisateurs (en explorant de nouveaux modèles de navigation, de recherche, d’affichage et de manipulation de l’information) qu’avec des évolutions technologiques très décriées (à l’image d’AJAX).

Web 2.0 : de quoi avez-vous peur ?

Ce soir je déprime. Alors que j’étais plus qu’enthousiaste de l’accueil fait au projet Phénix, je n’avais pas encore vu les réactions très vives de certains :

Pourquoi tant de haine et de méfiance ? Je sais bien que chat échaudé craint l’eau froide mais quand même.

Avez-vous la mémoire courte ? J’ai connu deux ans de traversé du désert suite à l’effondrement de la bulle spéculative où les entreprises ne voulaient plus faire de sites web et je peux vous assurez que ça n’a rien de drôle d’alterner CDD et ASSEDIC. Durant cette période certains disaient même que l’internet allait disparaitre, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Le web et les services en ligne ont de nouveau la côte. Et à quoi le devons-nous ? Aux blogs, aux wikis, aux réseaux sociaux, aux folksonomies, aux innovations de Flickr, Technorati, GMail, Google Maps, Basecamp, JotSpot… tout ceux qui sont associés au web 2.0.

Je suis le premier à apprécier à sa juste valeur ce revirement de tendance et les sceptiques devraient en faire autant : éviter de critiquer ce qui va peut-être les faire vivre dans quelques années (mois ?). N’est-ce pas stimulant d’avoir l’opportunité de travailler sur de nouveaux projets ? Finalement, quand on y pense, c’est peut-être ça le web 2.0 : un nouveau départ, des services en ligne plus performants, des technologies plus matures, des entreprises qui ont à nouveau envie d’innover, d’expérimenter.

En tout cas je voudrais profiter de ce billet pour rassurer tout les sceptiques et les méfiants : les investisseurs ne sont pas des idiots, ils apprennent vite et ne reproduiront en aucun cas les erreurs du passé. Il n’y aura pas de seconde vague de spéculation. Juste un peu d’argent pour ceux qui ont osé prendre des risques et innover.

Bon allez, tout n’est pas perdu et visiblement je ne suis pas le seul enthousiaste : Le Web 2.0 à la française. Merci Cyril de me remonter le moral.

MAJ (29/09/2005) : Un très bon article d’InternetActu sur le sujet qui résume assez bien l’ensemble des points de vue : Qu’est-ce que le web 2.0 ?. (merci à Samuel pour le lien)

Un Visio en ligne ?

La liste des services en ligne qui ambitionnent de remplacer les applications bureautiques ne cesse de s’allonger (voir à ce sujet mon précédent billet : Votre suite bureautique en ligne).

Après Word, Excel, PowerPoint, Outlook et OneNote, c’est au tour de Visio de se sentir menacé avec le projet suivant : Gliffy.

Gliffy

 

Là où ce projet est particulièrement intéressant, c’est qu’un des fondateurs Chris Kohlhardt est un ancien de chez Laszlo Systems, une plate-forme de développement d’interfaces riches.

Et au fait tant qu’on y est, avez-vous jetez un oeil à ce service de wiki collaboratif en temps réel : JotSpopt Live.

MAJ (28/09/2005) : Pour ceux qui se posent la question, Visio est un utilitaire de Micro$oft qui permet de réaliser des schémas plus ou moins complexes avec gestion des connexions et dépendances.

Web sémantique / Web 2.0 : même combat

Décidément, plus je publie des choses sur le web 2.0 et plus les avis sont partagés. Bref, ce matin je vais essayer de détendre l’atmosphère et de changer de sujet en vous parlant du web sémantique et de son rapport au… web 2.0 (et merde !).

Je vous propose ainsi deux articles sur ce sujet :

Il y est question de choses un peu techniques, et surtout des réflexions intéressantes :

  1. Si le web sémantique veut dire le web avec du sens (de la signification), le web 2.0 veut dire le web comme une plate-forme (un système d’exploitation) ;
  2. Le web est réel, le web sémantique est une vision, le web 2.0 est un concept marketing pour plaire aux investisseurs ;
  3. Le web sémantique tout comme le web 2.0 reposent sur des technologies réelles et fiables, que vous vouliez employer ces termes ou non, les internautes utilisent tout les deux.

Exprimez-vous : dites moi à laquelle de ces trois réflexions vous adhérez le plus.