C’est en me baladant sur la nouvelle section News de Yahoo! (très belle métamorphose au demeurant) que j’ai remarqué de biens curieux liens. Alors que l’ensemble des liens sur le portail dispose d’un même traitement graphique, certains sont représentés en gras avec un petit icône à droite. Etant de nature curieuse je clique dessus et là, surprise :

Un panneau contextuel qui propose un ensemble d’actualités relatives au sujet du lien ainsi que de la recherche ciblé. Une sorte de mini-dossier, le tout dans une petite fenêtre avec un très bel effet de transparence. C’est très bien réalisé et d’une efficacité redoutable, mais ça me fait quand même fortement penser aux co-links. De là à dire qu’il y a eu espionnage industriel, il n’y a qu’un pas que je n’oserais pas franchir. Plus d’infos sur la page de FAQ : Y!Q Search.
Aujourd’hui je tiens à vous présenter le dernier né des langages descripteurs appartenant à la galaxie XML : XBRL (Extensible Business Reporting Language). Ce meta-langage a ainsi pour but de transformer le charabia des rapports annuels et autres publications légales des sociétés cotées en de l’information structurée. Structurée pour quoi ? Et bien tout simplement pour la mettre en forme sur différents supports (pages web, fichier PDF, impression…), pour pouvoir la traiter (génération automatique de graphiques, de tableaux comparatifs…) et pour fluidifier sa circulation (comprenez par là sa diffusion ou plutôt sa récupération par des agents intelligents).
Vous me direz : OK, mais concrètement à quoi ça sert ?
Et comme toujours vous auriez bien raison (parce qu’il faut rester pragmatique). Voici donc selon moi les trois promesses du XBRL :
- un format unique de reporting. Avec le XBRL, les sociétés côtés disposent d’un format unique pour publier leurs informations légales et financières. Plus besoin de faire une version papier, une version web, une version PDF… l’information n’est stockée qu’une seule fois et elle est ensuite transformée (en HTML via XLST, en PDF via XSL-FO, pourquoi pas en Flash ou en SVG).
- une information structurée et disponible. Avec le XBRL, les sociétés rendent leurs informations légales disponibles. Comprenez par là que si un analyste souhaite récupérer une donnée précise (admettons le résultat net de telle filiale en 2003), plus besoin de se palucher le rapport annuel, l’information est à un endroit bien précis.
- des possibilités de syndication décuplées. Tout comme les billets de ce blog peuvent être récupérés via le flux RSS, on peut tout à fait imaginer un portail financier récupérant de façon automatisée les données financières des sociétés cotées pour les agréger et en proposer une vision synthétique. Mieux, avec un langage structuré il serait même possible de mettre en oeuvre des agents intelligents (des robots) qui seraient chargés de parcourir les sites des sociétés cotées et de ne rapatrier que les données des sociétés qui correspondent à des critères (
toutes les sociétés du secteur agro-alimentaires ayant réalisé un C.A. 2005 supérieur à X avec un résultat supérieur à Y
).
Toujours est-il que ce format devrait remporter un vif succès car il s’intègre tout à fait à la politique de transparence de la SEC (l’autorité de régulation des sociétés cotées aux U.S., l’équivalent de notre COB).
Donna M. nous propose un billet plein de bon sens sur l’art de rédiger de bon scénarios de tests-utilisateurs : Writing memorable scenarios for usability testing. L’auteur insiste sur l’importance de la mise en situation pour aider les testeurs à rentrer dans le test et à réagir comme ils le feraient s’ils étaient en situation réelle.
Cela fait bien longtemps que je n’ai pas mis à jour mon tutoriel sur les formulaires en ligne. Toujours est-il que d’autres se penchent également sur le sujet :
Voici un exemple très intéressant de mise en page dynamique : Resolution dependent layout. Dans cet exemple, trois blocs sont positionnés les uns à côté des autres (Secondary title), si vous redimensionnez la fenêtre de vote navigateur, la largeur de ces blocs va s’adapter jusqu’à une certaine limite où ils vont venir s’empiler les uns au dessus des autres. Une solution élégante de mise en page adaptée à la taille de la fenêtre mais qui ne pénalise pas la lisibilité.
Cet exemple a été bien évidemment réalisé avec du javascript, mais on peut se prendre à rêver de ce que pourront nous apporter les nouvelles propriétés des CSS 3 (et notamment les propriétés Display, Fit ou même Crop).
Décidément, les folksonomies sont le centre de nombreux débats. Si vous découvrez ce concept, allez donc voir mon précédent billet à ce sujet (Connaissez-vous les folksonomies ?), sinon explorez donc les derniers article sur le sujet :
Je vous avais déjà parlé de cette notion pou le moins… étrange. Le principe est le suivant : une interface qui s’adapte à l’information qui doit être affichée et aux besoins des utilisateurs. Bon… et là vous me direz : OK mais c’est pas très concret tout ça
, et vous auriez bien raison ! Toujours est il que je vous propose ce matin de découvrir une première implémentation des interfaces floues avec le service en ligne Backpack.
Même si ce service est encore à l’heure où je rédige ce billet en finalisation, l’agence 37 Signals qui en est à l’origine pratique un subtil teasing en nous dévoilant petit à petit ce que va proposer l’application : Backpack Preview #3: Web 1.0 calling Web 2.0. Les auteurs nous expliquent ainsi que Bakcpack est un service qui permet notamment d’enrichir l’utilisation des emails. Exemple : Vous êtes en déplacement et vous vient à l’esprit une liste de tâches à ne pas oublier, vous sortez votre téléphone mobile et vous vous envoyez un email avec “todo” comme titre et la liste des tâches dans le corps du message et hop ! l’application transforme votre simple email texte en une liste à cocher.
L’email d’origine :

Le message à l’arrivée :

Magie ? Non, technologie. Technologie au service des utilisateurs pour être plus précis. A suivre sur leur blog : Signal vs. Noise.
Les informations doivent donc être adaptées à l’utilisateur et au langage qu’il emploie
. Pas plus tard que la semaine dernière on m’avait fait découvrir un très bel exemple. Et bien figurez-vous que j’en est un autre avec cet exemplaire de la future constitution européenne entièrement rédigée en langage SMS : La constitution en Texto. Décidement, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour les djeunz ! (via Figoblog)
Face à la menace toujours plus forte des poids lourds du commerce en ligne (Amazon, eBay…) et des géants numériques (Yahoo!/Kelkoo, Google…), les acteurs traditionnels de la VPC ne se laissent pas impressioner et progressent à leur rythme. Ainsi, La Redoute vient de lancer une nouvelle version de sa boutique en ligne, avec une mise en page moins chargée, un accès direct aux marques et une utilisation plus poussées des technologies riches (notamment la visite guidée et les catalogues en ligne). (via D. de Blignères)
… la petite île au large des Etats-Unis ?

Ils appellent ça le Royaume-Uni et même qu’on peut s’y balader à l’aide de Google Maps UK.