FeedBurner : Premier retour d’expérience sur les statistiques de fréquentation de flux RSS

Choses promîtes, choses dues ! Comme annoncé dans un précédent billet, je vous propose mon retour d’expérience sur FeedBurner, le service en ligne d’analyse de statistiques pour des flux RSS.

Statistiques hebdomadaires

Première indications : le nombre de hits sur les dernières 24 H ainsi que sur 7 jours glissant :

Statistiques hebdomadaires avec FeedBurner

Le graphique est clair, l’information y est précise et facile à lire. Sympa, il propose même d’indiquer le pic de fréquentation. Grosse surprise, moi qui consultais mes statistiques sous Urchin, la seule information dont je disposais était le Top10 de pages visitées :

Statistiques de fréquentation sous Urchin

Je dispose maintenant d’une information plus fiable : 350 inscrits à mon flux RSS (au lieu des 1.685 annoncés par Urchin !) ce qui me semble plus réaliste.

Répartition par types de lecteur

Deuxième indication, un camembert indiquant la répartition entre les différents lecteurs :

Statistiques de répartition entre lecteurs sous FeedBurner

Là encore le graphique est très bien fait et ils proposent même un détail en fonction de la version de chacun de lecteurs RSS.

Popularité des billets

La troisième indication concerne le classement de popularité des billets en fonction du taux de clic :

Statistiques de popularité des billets sous FeedBurner

Toujours rien à redire, le tableau est facile à lire grâce aux couleurs de lignes alternées, les petites puces d’aide en ligne apportent une information contextualisée très pratiques.

Conclusion

Tout est parfait ! Je suis plus qu’enthousiasmé par ce service en ligne : très simple à mettre en oeuvre, efficace, bien conçu et gratuit. Tout ce que j’aime ! Faute de modèle économique sérieux, il y a fort à parier que FeedBurner va se faire racheter dans le courant de l’année, dépêchez-vous donc d’ouvrir un compte et de profiter de la gratuité avant que cela ne change !

Le retour des visites virtuelles

De nombreuses expérimentations ont été tentées pour mettre en oeuvre des systèmes de navigation intuitifs. Utiliser la métaphore des locaux d’une société (pour présenter ces différentes activités) était une des pistes exploitées au début du web (certains d’entre vous se souviennent peut-être des tentatives de magasins virtuels où les internautes se promenaient dans les rayons). Mal réalisés et décriés par les professionnels de l’ergonomie ces systèmes de représentation visuelle de la structure d’une société a bien vite été abandonnés.

Mais voilà, nous sommes maintenant en 2005 et les technologies ont fortement évoluées (notamment la capacité des bandes passantes et les interfaces immersifs). Et voilà que les visites virtuelles reviennent au goût du jour, essentiellement pour des sites institutionnels, et le résultat est spectaculaire. Je vous propose donc de prendre le temps de vous balader sur les sites suivants qui sont respectivement remarquable, spectaculaire et bluffant :

Alors, ça vous a plu ? (via Macromedia Showcase et YellowPimento)

Accessibilité et design : encore un petit effort

C’est en substance ce que je retient de cet article de Bob Regan publié par Macromedia : Web Accessibility and Design: A Failure of the Imagination. L’auteur y explique ainsi avec beaucoup de lucidité que design et accessibilité ne font pas bon ménage. Comprenez par là que rendre un site visuellement attractif et fonctionnellement riche (en tout cas plus attractif et plus riche que les concurrents) pose de sérieux problèmes de compatibilité avec les normes d’accessibilité en vigueur. Mais tout n’est pas perdu pour autant ! L’auteur avance ainsi 3 arguments en faveur de la réconciliation :

  1. Les contraintes d’accessibilité sont encore très peu connues et mal comprises des designers
  2. Il existe un cadre de travail (les standards web du W3C) qui simplifie énormément la tâche des designers pour rendre leurs créations accessibles
  3. Les RIAs vont représenter une très belle opportunités pour concilier les deux (venant de la part de Macromedia ça ne me surprend qu’à moitié !)

Toujours selon l’auteur, la clé de la réconciliation entre richesse visuelle ou fonctionnelle et accessibilité consisterait à mieux communiquer / expliquer ce qu’est l’accessibilité pour éviter les préjugés du type l’accessibilité tue la créativité. A ce sujet, des sites comme ESPN, Travelocity ou CSSZenGarden sont cités en exemple.

Le cylce de l’expérience utilisateur

Jess McMullin nous propose une vision intéressante sur l’expérience utilisateur : Diagrammed the user experience cycle (format PDF). Selon le point de vue de l’auteur améliorer l’expérience utilisateur d’un site web ne consiste pas en une action isolée, c’est un cycle d’actions inter-connectées visant à satisfaire les espoirs, rêves, besoins et désires des utilisateurs :

Le cycle de l'expérience utilisateur

Dans ce schéma, l’auteur identifie 9 étapes-clés de l’expérience utilisateur :

  1. L’impulsion, les stimuli qui déclenchent un besoin
  2. Les attentes, ce que l’utilisateur s’attend à acquérir
  3. La proximité, le chemin que l’utilisateur doit parcourir pour satisfaire son besoin
  4. La prise de consciene, la rapidité avec laquelle un utilisateur va prendre conscience qu’un site ou service en ligne va être en mesure de combler son besoin
  5. La connection, l’utilisateur associe-t-il facilement la promesse d’un site ou service en ligne avec ses attentes
  6. L’action, le passage à l’acte (d’achat)
  7. La réponse, c’est à dire la concrêtisation de l’offre après l’acte d’achat
  8. L’évaluation, est-ce que l’utilisateur est satisfait (ou non !)

Un très bel exemple de concept map

Souvenez-vous, je vous avais déjà parler des concept maps dans un précédent billet (Un bon schéma vaut mieux qu’une longue explications). Pour illustrer ce que sont les cartes de concept (attention, traduction hasardeuse !) je vous propose de découvrir cette très belle représentation graphique des métiers de la conception web : UXCurriculum.

UXCurriculum

 

C’est une représentation assez complexe, mais elle a le mérite de prendre en compte les aspects techniques, créatifs, fonctionnels et même business. (via InfoDesign)